Kone va racheter TK Elevator dans le cadre d’une transaction évaluée à 29,4 milliards d’euros
HELSINKI, 29 avril (Reuters) – Le fabricant finlandais d’ascenseurs Kone a annoncé mercredi avoir conclu un accord pour racheter son concurrent allemand TK Elevator, dans le cadre d’une transaction évaluée à 29,4 milliards d’euros.
L’accord conclu avec les sociétés de capital-investissement Advent International et Cinven constitue l’une des plus importantes opérations de rachat en Europe cette année, et représente également le rachat d’entreprise le plus important de l’histoire de la Finlande.
Cette fusion permettrait de réaliser des synergies estimées à environ 700 millions d’euros sur une base annuelle, a déclaré Kone.
« Cette fusion renforcerait considérablement notre capacité à répondre à la demande croissante des clients en matière de solutions et de services fiables et durables », a déclaré Philippe Delorme, directeur général de Kone, dans un communiqué.
Les actionnaires de Kone détenant environ 40,3% de l’ensemble des actions en circulation et environ 74,3% du total des droits de vote ont accepté de soutenir la transaction et de voter en faveur des propositions du conseil d’administration, a indiqué le groupe.
OBSTACLES EN MATIÈRE DE CONCURRENCE
Selon les analystes, une opération de cette ampleur sera probablement soumise à un examen minutieux de la part des autorités de la concurrence, étant donné que le marché mondial des ascenseurs et des escaliers mécaniques est déjà très concentré et dominé par un petit nombre d’acteurs multinationaux.
Si elle est approuvée, la fusion ferait de Kone le plus grand fabricant mondial d’ascenseurs, dépassant ses principaux concurrents, l’américain Otis, évalué à 29,7 milliards de dollars (25,38 milliards d’euros), et le suisse Schindler, évalué à 36,2 milliards de dollars.
Les sociétés japonaises Mitsubishi Electric et Hitachi affichent des capitalisations boursières plus importantes, mais les ascenseurs ne constituent pour elles qu’un segment d’activité parmi tant d’autres.
Schindler a déjà déclaré qu’il contesterait un tel accord entre ses concurrents devant les autorités de la concurrence.
(Rédigé par Anne Kauranen à Helsinki ; version française Etienne Breban, édité par Augustin Turpin)
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