EXCLUSIF: Le chinois Hongqi pourrait utiliser une usine espagnole de Stellantis pour accélérer en Europe
par Qiaoyi Li, Nick Carey et Gilles Guillaume
PÉKIN, 28 avril (Reuters) – Le groupe automobile de luxe chinois Hongqi, célèbre pour la limousine CA770 de Mao Zedong, est en discussion avec Stellantis pour assembler ses voitures dans l’une des usines espagnoles du quatrième constructeur automobile mondial afin d’accélérer son expansion en Europe, ont dit à Reuters cinq sources au fait du dossier.
Le principal actionnaire de Hongqi, le groupe public chinois FAW, conduit ces discussions avec Stellantis par le biais d’une autre société chinoise, spécialisée dans les véhicules électriques, Leapmotor, ont précisé deux des sources.
FAW et Stellantis sont tous deux actionnaires de Leapmotor. Stellantis commercialise déjà des modèles Leapmotor hors de Chine et commencera à produire des véhicules pour la start-up de véhicules électriques dans son usine espagnole de Saragosse d’ici la fin de l’année.
« C’est de cette manière que Hongqi pourra démarrer rapidement une production européenne », a dit une des sources. « Hongqi utilise ce canal pour obtenir une base manufacturière via Leapmotor et Stellantis. »
Ce projet devrait permettre à Hongqi de soutenir ses ambitions en Europe, où il entend lancer plus d’une dizaine de modèles électriques et hybrides d’ici 2028, tout en économisant les centaines de millions nécessaires à la construction d’une nouvelle usine. Il aiderait aussi Stellantis à optimiser l’utilisation de ses capacités de production, toujours sous-employées en Europe.
Les discussions sont en cours et peuvent encore ne pas déboucher sur un accord.
Aucun commentaire n’a pu être obtenu dans l’immédiat auprès de Hongqi, FAW et Leapmotor, tandis qu’un porte-parole de Stellantis a refusé de commenter les informations de Reuters.
« Dans le cadre normal de ses activités, Stellantis mène des discussions avec divers acteurs du secteur à travers le monde sur différents sujets, toujours dans le but ultime d’offrir aux clients les meilleurs choix en matière de mobilité », a-t-il déclaré.
LES PROJETS AUTO CHINOIS EN EUROPE SE MULTIPLIENT
Hongqi, qui signifie en chinois « drapeau rouge » et dont l’histoire a débuté dans les années 1960 avec la fabrication de berlines pour les dignitaires du parti communiste, vient ajouter son nom à la liste d’une dizaine de marques chinoises désireuses de se développer hors de Chine, comme récemment encore deux autres constructeurs automobiles publics, Changan et Dongfeng.
Hongqi vise pas moins d’un million de ventes d’ici 2030, dont au moins 10% à l’international, a précisé une source au fait de l’approche du groupe chinois. Une production en Espagne constituerait une première pour la marque en Europe occidentale.
Selon la source, Hongqi a également étudié la possibilité de produire à Hong Kong, soumise à des droits de douane à l’export plus légers que la Chine continentale, mais une décision finale n’a pas été prise sur ce projet.
Leapmotor et Hongqi ont signé un accord l’an dernier, en vertu duquel la très rentable start-up de véhicules électriques fournira à son aînée une plateforme EV pour l’aider à accélérer ses ventes hors de Chine.
Hongqi a annoncé en 2025 le lancement de 15 modèles électriques et hybrides en Europe d’ici 2028 sur 25 différents marchés et dévoilé la EHS5, un SUV compact à batterie.
Stellantis commercialise la marque Leapmotor hors de Chine et commencera à produire certains de ses véhicules dans son usine espagnole de Saragosse d’ici la fin de l’année. Selon deux des sources, la marque Hongqi pourrait aussi être produite sur ce même site.
Reuters a rapporté ce mois-ci que Stellantis était en discussions avancées avec Leapmotor pour développer conjointement un SUV électrique de marque Opel utilisant la technologie de son partenaire chinois et qui serait aussi produit à Saragosse.
(Avec Giulio Piovaccari à Milan, édité par Tangi Salaün et Blandine Hénault)
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