L’UE va réduire ses droits de douane sur les importations américaines pour éviter la hausse décidée par Trump
par Philip Blenkinsop
BRUXELLES, 19 mai (Reuters) – Les négociateurs de l’Union européenne devaient se mettre d’accord mardi pour supprimer les droits de douane sur les produits américains, afin de se conformer à l’accord commercial conclu avec les États-Unis l’année dernière et d’écarter la menace du président américain Donald Trump d’imposer des droits de douane nettement plus élevés.
Selon les termes de l’accord conclu en juillet dernier au complexe de golf de Trump à Turnberry, en Écosse, l’UE a accepté de supprimer les droits d’importation sur les produits industriels américains et d’accorder un accès préférentiel aux produits agricoles et halieutiques américains. En échange, les États-Unis devaient imposer des droits de douane de 15% sur la plupart des produits de l’UE.
Cependant, près de 10 mois plus tard, le Parlement européen et le Conseil de l’UE, l’organe représentant les gouvernements de l’UE, doivent encore s’accorder sur un texte législatif avant que les réductions de droits de douane de l’UE puissent entrer en vigueur, les principales divergences portant sur les mesures de sauvegarde au cas où Trump renierait l’accord.
Les négociateurs du Parlement et du Conseil se réuniront pour ce qui devrait être un dernier cycle de négociations à partir de 21h. Les législateurs européens participant aux négociations étaient convaincus qu’un accord serait conclu tard mardi ou très tôt mercredi.
DONALD TRUMP A FIXÉ LA DATE LIMITE AU 4 JUILLET
Le président américain a déclaré qu’il imposerait des droits de douane beaucoup plus élevés sur les produits de l’UE, y compris les voitures, si l’Union européenne ne respectait pas ses engagements en matière d’accord commercial d’ici le 4 juillet, après avoir menacé plus tôt de porter les droits de douane sur les importations de voitures de l’UE de 15% à 25%.
Les législateurs européens ont suspendu à deux reprises l’adoption de la législation requise après les menaces de Donald Trump d’imposer de nouveaux droits de douane aux alliés européens qui ne soutenaient pas son projet d’acquisition du Groenland et après que la Cour suprême des États-Unis a invalidé ses droits de douane mondiaux.
Si un accord est conclu, l’Union européenne devra respecter la date butoir du 4 juillet fixée par Trump, le vote final d’approbation au Parlement européen étant alors prévu pour la mi-juin.
Les législateurs européens souhaitent des garanties plus strictes, notamment une « clause de levée » en vertu de laquelle l’UE ne réduirait les droits de douane que lorsque les États-Unis auraient rempli leur part de l’accord, la possibilité de suspendre l’accord si les États-Unis en violaient les termes, et une « clause de caducité » pour mettre fin aux concessions tarifaires de l’UE le 31 mars 2028.
Les gouvernements de l’UE se sont montrés moins enclins à inclure de telles dispositions, craignant qu’elles ne suscitent l’antipathie de l’administration Trump et ne créent de l’incertitude pour les entreprises de l’UE.
(Philip Blenkinsop; Version française Matthieu Huchet, édité par Augustin Turpin)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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