Atos: Le patron de Onepoint réclame la fin des projets de cession
PARIS (Reuters) – Le premier actionnaire d’Atos, Onepoint, veut mettre fin à tout projet de cession afin que le groupe français en difficulté puisse repartir sur de bonne base, a déclaré le président du cabinet de conseil, David Layani, au Figaro.
« Il faut mettre fin immédiatement à tout projet de cession en préservant l’intégrité des actifs pour bâtir un New One Atos qui reparte sur des bonnes bases », a dit dans un entretien publié dimanche David Layani, dont la société détient 11,4% d’Atos.
« Si on ne se base pas maintenant sur une solution industrielle qui préserve la totalité de l’actif, c’est le chaos et la fin d’Atos. BDS est une pépite. Ce n’est pas au moment où l’on doit se réinventer et repartir qu’il faut vendre ses bijoux de famille », a-t-il ajouté.
Atos a annoncé la semaine dernière la fin de ses discussions avec Airbus pour la cession de son activité BDS (Big Data & Security), plongeant un peu plus le groupe de services informatiques dans la crise.
Dans un communiqué Atos, dit prendre note des propos de David Layani, qui « n’engagent pas la société et son Conseil d’administration ».
Le groupe précise qu’il communiquera mardi sur ses résultats pour 2023, dont la publication a été repoussée après l’arrêt des discussions avec Airbus sur BDS, ainsi que sur les prochaines étapes.
Atos a entrepris depuis plusieurs semaines des discussions avec ses banques pour négocier un refinancement mais les cessions d’actifs constituaient un élément clé de sa stratégie de redressement, aux côtés d’un projet d’augmentation de capital qui a aussi été abandonné.
David Layani souhaite qu’après sa réorganisation financière, Atos retrouve d’ici deux ou trois ans, 6% à 8% de croissance et des marges comparables à celles de ses concurrents.
« Il va y avoir une négociation sur une part de capitalisation de dettes, une part d’extension de maturité, une part d’aménagement d’instruments pour ramener le levier à un niveau acceptable tout en s’assurant que la société aura les liquidités nécessaires à son développement », a-t-il expliqué au Figaro.
A la Bourse de Paris, le titre Atos prenait 1,87% à 1,80 euro à 08h01 GMT lundi. Depuis le début de l’année, le cours de l’action a perdu près de 75% de sa valeur.
(Rédigé par Kate Entringer)
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