COVID-19: CBN AFRIQUE ASSISTE LES POPULATIONS VULNERABLES DE NDOUNDOKH
La pandémie de Covid-19 a très vite pris les allures d’une crise multiforme, paralysant les économies et modifiant les habitudes sociales. Pour contrer les effets néfastes du combat contre le coronavirus, Les ONG à caractère humanitaire continuent à s’organiser pour venir en aide aux communautés vulnérables. Nombreuses sont les ONG qui ont intégré un programme de riposte contre la Covid-19 dans leur agenda, notamment la lutte contre la faim. CBN Afrique, depuis juillet 2020 cible les communautés les plus vulnérables au Sénégal et leur apporte son assistance. Grâce à son département humanitaire en l’occurrence « Operation Blessing », CBN Afrique répond également aux demandes d’assistance alimentaire soumises par ses partenaires dans la sous-région.
Pendant que les chrétiens du Sénégal préparaient la célébration de la Pâques dans la coutume du partage du traditionnel ‘‘Ngalakh’’ — le repas de Pâques fait à base de la pâte d’arachide, de pain de singe et de mil, les équipes de CBN Afrique planifiaient la distribution de denrées alimentaires aux communautés vulnérables de la région Fatick.
De concert avec les leaders de l’Association des Églises et Ministères Pentecôtistes de Sénégal, 8 tonnes de denrées alimentaires ont été acheminées vers le village de Ndoundokh. Dans ce village, où l’on n’a pas recensé un seul cas de contamination, tout ce que l’on sait de la pandémie de Covid-19, ce sont les conséquences économiques qui ont paralysé les sources de revenus des populations.
Dans ce contexte de covid-19, répondre à l’urgence alimentaire des populations n’est plus une option, mais un devoir. Les récentes manifestations illustrent parfaitement cette assertion. Les attaques contre les supermarchés ayant eu lieu dans les grandes villes du Sénégal ont jeté une lumière crue sur l’insécurité alimentaire qui sombre les ménages dans un climat de précarité. Le Sénégal est réputé être un îlot de stabilité dans la région et les actes de pillage des enseignes françaises n’ont d’autre explication que la famine accentuée par le couvre-feu et l’observation des mesures barrières. L’économie informelle représente la sève nourricière de la quasi-totalité des ménages, et les jeunes sont les acteurs majoritaires de cette économie. Le couvre-feu prolongé et d’autres mesures empêchant l’exercice des activités génératrices de revenus pour ces jeunes ont occasionné un ras-le-bol qui s’est traduit par les scènes de violence et de pillage qui ont fait le tour de la toile.
Les autorités ayant compris le message ont lancé un plan de relance économique pour remédier au chômage technique qui touche une grande partie des jeunes.
Rappelons aussi que lors du premier confinement de Mars, l’État a apporté un soutien significatif aux ménages. Des kits alimentaires ont été distribués dans les 14 régions du Sénégal. Plusieurs communautés déplorent cependant le fait qu’elles n’aient pas bénéficié de l’aide alimentaire de l’État. Dans une logique humanitariste, les ONG et associations qui composent désormais avec la Covid-19 tentent de venir en aide aux communautés vulnérables en milieu rural.

Des bénéficiaires transportant l’aide alimentaire sur une charrette.
CBN Afrique est la première ONG à franchir la localité de Ndoundukh pour y mener une opération caritative, et le chef de village a tenu à le souligner dans son mot de remerciement. Les kits réceptionnés par les représentants de familles bénéficieront à 950 personnes pour un total 160 familles. « On aura de quoi manger pour les trois prochains mois, on ne s’attendait pas à recevoir autant… » s’est exprimé une femme. Un à un, les bénéficiaires quittaient la tente dressée dans une vaste cour pour aller réceptionner leur lot composé de 25 kg de riz, 25 kg d’oignon, 3 kg de lait, 5 litres d’huile et 5 paquets de sucre.
Des scènes de liesse ont rythmé la distribution et les bénéficiaires ont exprimé leur gratitude aux organisateurs, notamment CBN Afrique et l’église locale de Harvest Intercontinental Church.
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