Le chef du groupe LaRem à l’Assemblée fragilisé
PARIS (Reuters) – La réunion hebdomadaire du groupe La République en marche de l’Assemblée s’est transformée mardi en houleuse séance de mise au point pour son président, Gilles Le Gendre, fragilisé par la divulgation d’une note sur une refonte du gouvernement.
D’après des participants, le député de Paris a été sommé de s’expliquer sur ce message adressé au président de la République dont Marianne s’est fait l’écho. Selon l’hebdomadaire, Gilles Le Gendre y envisage un changement de Premier ministre et propose un casting, tout en glissant qu’aucun député LaRem ne lui semble « crédible » pour entrer au gouvernement.
« Je ne suis coupable de rien », aurait-il déclaré mardi par visioconférence, tout en s’excusant auprès des élus qui auraient pu se sentir blessés.
« C’était le bal des faux culs », a dit un député à Reuters. « En fait ils attendent tous devant la porte avec une guillotine pour Le Gendre en attendant d’être président de groupe à sa place ou ministre. »
Pour nombre de députés, Gilles Le Gendre devra être remplacé après le second tour des élections municipales du 28 juin qui s’annonce difficile pour le camp présidentiel, LaRem ne devant remporter aucune grande ville. Selon des sources parlementaires, un discours d’Emmanuel Macron fondateur de l' »Acte 3″ du quinquennat et un remaniement ministériel sont envisagés par la suite, de même que des changements dans le groupe et le parti.
« Pour ce moment crucial, nous devrons faire bloc avec à notre tête quelqu’un ayant la confiance de l’exécutif et de tous les députés. A Gilles Le Gendre de voir s’il coche les cases… », a dit à Reuters une parlementaire LaRem.
Cet épisode vient secouer un groupe turbulent depuis le début du quinquennat, encore troublé par la récente création coup sur coup de deux groupes – Ecologie Démocratie Solidarité et Agir Ensemble – qui ont puisé dans les troupes LaRem.
Le parti d’Emmanuel Macron a perdu sa majorité absolue à l’Assemblée, où il peut encore compter sur la quarantaine de députés MoDem pour faire voter les textes.
(Elizabeth Pineau, édité par Jean-Michel Bélot)
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