Inondations meurtrières au Bangladesh, 44 morts
DHAKA, 11 juillet (Reuters) – Des inondations et des glissements de terrain provoqués par plusieurs jours de pluies de mousson torrentielles ont fait au moins 44 morts dans le sud-est du Bangladesh et laissé plus d’un million de personnes bloquées, tandis que les autorités s’efforçaient samedi d’acheminer l’aide vers des communautés dévastées.
Le ministère de la Gestion des catastrophes a déclaré samedi que les crues dans sept districts — Chattogram, Cox’s Bazar, Bandarban, Rangamati, Khagrachhari, Moulvibazar et Habiganj — perturbaient la vie quotidienne, isolaient des milliers de familles et laissaient 267.918 ménages sans accès à des services essentiels.
Les coupures d’électricité, les routes endommagées et les liaisons de communication rompues ralentissent les opérations de secours et d’aide. De nombreux habitants n’ont pas pu cuisiner depuis plusieurs jours, leurs logements étant immergés, tandis que d’autres peinent à faire face après que d’épaisses couches de boue ont recouvert cuisines et pièces à vivre.
Des militaires de l’armée et de la marine transportent par bateau de la nourriture, de l’eau potable, des médicaments et d’autres produits essentiels vers des communautés isolées, alors que les autorités intensifient les efforts de secours.
Les fortes pluies ont également provoqué des glissements de terrain dans des camps de réfugiés rohingyas à Cox’s Bazar plus tôt cette semaine, faisant 16 morts, parmi lesquels des femmes et des enfants. Plus d’un million de réfugiés rohingyas vivent dans ces camps, où des abris de fortune installés sur des collines escarpées et déboisées restent particulièrement vulnérables pendant la saison de la mousson.
Le Bangladesh figure parmi les pays les plus exposés aux catastrophes naturelles au monde, les pluies saisonnières de mousson y provoquant régulièrement inondations, érosion des rivières et glissements de terrain. Selon des scientifiques, le changement climatique accroît la fréquence et l’intensité des précipitations extrêmes, aggravant l’ampleur et la gravité de ces catastrophes.
(Reporting by Ruma Paul; Editing by Joe Bavier)
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