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Crise post-électorale au Cameroun : la Gambie accueille Issa Tchiroma pour raisons humanitaires

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Crise post-électorale au Cameroun : la Gambie accueille temporairement Issa Tchiroma pour raisons humanitaires

La crise post-électorale camerounaise prend désormais une dimension régionale. Battu à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 selon les résultats officiels, Issa Tchiroma Bakary, arrivé deuxième avec 35,19 % des voix derrière le président Paul Biya (53,66 %), se trouve à Banjul, en Gambie, depuis le 7 novembre 2025. Banjul affirme l’héberger « temporairement et uniquement pour des raisons humanitaires », tout en prenant soin de rappeler son respect de la souveraineté des États africains.

L’information a été rendue publique le 23 novembre par le ministère gambien de l’Information, des Médias et des Services de radiodiffusion. Le communiqué précise que le candidat, qui conteste le résultat du scrutin et revendique sa victoire, est accueilli par des organisations humanitaires panafricaines, dans un contexte de « solidarité africaine » et afin de garantir sa sécurité « au milieu de tensions post-électorales persistantes dans son pays ».

En hébergeant l’opposant, la Gambie se positionne comme pays refuge, sans pour autant revendiquer un rôle de médiateur direct. La formule retenue — accueil temporaire, motif humanitaire — vise à encadrer strictement la portée politique de cette présence sur son territoire.

Ligne diplomatique de non-ingérence affichée par Banjul

Dans son communiqué, le gouvernement gambien insiste sur le respect de la souveraineté des États africains. « Le gouvernement gambien réaffirme son engagement envers la souveraineté et l’intégrité territoriale de tous les États membres de l’Union africaine, et rappelle que la Gambie ne sera pas utilisée comme base pour des activités subversives dirigées contre un quelconque État », souligne le texte.

Banjul indique par ailleurs être en contact avec plusieurs partenaires régionaux, dont le Nigeria — pays par lequel Issa Tchiroma Bakary a transité après avoir quitté Garoua, sa ville d’origine dans le Nord du Cameroun — pour « soutenir une issue pacifique et négociée » à la crise politique camerounaise. La Gambie cherche ainsi à se placer dans une posture de facilitateur prudent, sans s’exposer à l’accusation d’abriter une plateforme d’opposition en exil.

Contestation du scrutin… à distance

Depuis la proclamation des résultats le 27 octobre par le Conseil constitutionnel, Issa Tchiroma Bakary multiplie les initiatives pour affirmer sa position de « président élu ». Il a notamment nommé l’avocate Alice Nkom « porte-parole officielle de la présidence élue de la République du Cameroun », via un document portant les armoiries et le sceau de la République, signé de sa main et assorti de la mention « Président élu de la République du Cameroun ».

Cette nomination est intervenue après un ultimatum de 48 heures adressé au gouvernement, exigeant la libération des personnes interpellées lors des manifestations post-électorales dans plusieurs villes du pays. Auparavant, Issa Tchiroma Bakary avait appelé à trois journées de « ville morte » du 3 au 5 novembre, puis lancé un nouvel appel le 21 novembre pour, selon lui, honorer la mémoire des victimes des violences post-électorales.

Un bras de fer politique qui s’inscrit dans la durée

Ces mobilisations, au succès variable selon les régions, traduisent la volonté de l’ancien ministre de Paul Biya de maintenir une pression continue sur le pouvoir de Yaoundé, y compris depuis l’étranger. En combinant actions symboliques (proclamation de « présidence élue »), appels à la mobilisation intérieure et recours à la protection d’un pays tiers, Issa Tchiroma Bakary cherche à inscrire sa contestation dans le temps long.

Pour les autorités camerounaises, cette présence à Banjul ajoute une dimension diplomatique à une crise déjà complexe sur le plan interne, mêlant tensions politiques, contestation des résultats électoraux et gestion des manifestations. Pour les pays de la région, l’enjeu est de soutenir une sortie de crise pacifique sans se retrouver pris à partie dans le face-à-face entre Yaoundé et l’opposition.

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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