Rechercher sur le site

Entrez les mots-clés dans la boîte ci-dessous :

Le Journal Chrétien

Un média d’espérance

Inscription à la newsletter

Les syndicats d’Airbus demandent à la direction de ralentir la restructuration

Chrétiens TV
PARTAGER SUR :

par Julie Rimbert et Tim Hepher

TOULOUSE/PARIS (Reuters) – Les syndicats français et les élus régionaux ont réclamé jeudi à Airbus de réduire l’ampleur et le rythme du plan massif de restructuration dévoilé par l’avionneur européen, dont les salariés européens attendent de connaître la répartition site par site des 15.000 suppressions d’emploi projetées.

La bataille, en France, se double des réductions à venir chez Air France, où le chiffre de 7.500 postes supprimés se profile pour ce qui devrait être la pire semaine dans l’histoire récente de l’aéronautique français.

Airbus a annoncé mardi son intention de supprimer environ 15.000 postes d’ici l’été 2021, dont un tiers en France, sans fermeture d’usines dans le cadre de ce plan de restructuration mis en place pour faire face à la crise du secteur aérien provoquée par la pandémie liée au nouveau coronavirus.

L’Allemagne perdrait aussi 5.000 postes tandis que 1.700 emplois sont menacés en Grande-Bretagne et 900 autres en Espagne.

« Toulouse paie un lourd tribut avec 3.500 postes supprimés mais c’est proportionnel au nombre de salariés. Nantes paie aussi un lourd tribut avec près de 20% de suppressions. Personne n’est épargné », a déclaré Françoise Vallin, représentante CFE-CGC Airbus, devant le siège toulousain d’Airbus.

Selon la CGT, 484 postes seront supprimés sur le site de Nantes (Loire-Atlantique), qui fabrique notamment l’élément de structure central de tous les avions du groupe, et 386 sur le site de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), qui assemble une partie des fuselages des appareils.

Le site de Méaulte (Somme) de Stelia Aérospace, filiale du groupe aéronautique européen où sont fabriqués les cockpits, sera « très impacté » avec la perte de 290 emplois, soit 20% des effectifs, ont également dit les syndicats.

« CHOC STRUCTUREL »

La direction d’Airbus veut agir rapidement pour anticiper un éventuelle seconde vague de l’épidémie de coronavirus et contrer ce que son président exécutif, Guillaume Faury, présente comme un « choc structurel » pour le secteur de l’aviation.

Elle compte obtenir un accord d’ici l’automne pour que l’ensemble des réductions d’effectifs soient mises en oeuvre d’ici l’été prochain, un calendrier relativement serré pour une réorganisation de cette ampleur.

Les syndicats demandent eux un étalement plus long dans le temps et se sont fixé une ligne rouge – « zéro licenciement sec » – tandis que le gouvernement français a lui-même jugé « excessif » le chiffre des suppressions d’emplois annoncées par Airbus.

« Les départs naturels dans le groupe, c’est 6.000 par an au niveau mondial, donc si on le fait sur deux ans, on peut absorber une partie de ce plan par l’érosion naturel », calcule Jean-François Knepper, du syndicat Force ouvrière, qui qualifie de « cataclysme » le plan présenté par la direction.

« Avec le chômage partiel mis en place par le gouvernement, on doit absorber cette période de crise, sans dommage sociaux », poursuit-il.

« CONSÉQUENCES INDUSTRIELLES EN CASCADE »

Les discussions avec les représentants du personnel commenceront au plus tôt lundi, la CGT appelant à une journée d’action dans le secteur pour le jeudi suivant.

Airbus estime que le transport aérien, paralysé par la pandémie, ne reviendra pas à la normale avant trois à cinq ans.

A Toulouse, capitale européenne de l’aérospatiale, on s’inquiète de l’effet sur tout le bassin d’emploi, du maillage serré de sous-traitants jusqu’à l’immobilier et même aux commerces de détails.

« Si Airbus et la sous-traitance de rang 1 peuvent surmonter la crise avec des plans sociaux négociés, les sous-traitants des rangs 2 et 3 peuvent être dévastés par les conséquences industrielles en cascade », a déclaré jeudi le président du Conseil économique, social et environnemental régional (CESER) d’Occitanie, Jean-Louis Chauzy.

La filière aéronautique représente 110.000 emplois en Occitanie.

En Allemagne, Airbus pourrait, avec l’aide des autorités, préserver 2.000 des 5.100 emplois qu’il envisage de supprimer, a dit Guillaume Faury jeudi au journal Spiegel. Il s’agirait de 500 emplois si le gouvernement soutient les recherches d’Airbus dans l’avion à hydrogène et 1.500 autres si le dispositif d’activité partielle est prolongé de 24 mois, a-t-il détaillé, en faisant état de discussions déjà engagées.

En Espagne, le président du gouvernement Pedro Sanchez s’est engagé à obtenir d’Airbus des garanties sur le maintien de sa présence dans le pays.

(avec Myriam Rivet à Paris, Stéphane Mahé à Nantes et Pascal Rossignol à Méaulte; Édité par Henri-Pierre André et Jean-Michel Bélot)

tagreuters.com2020binary_LYNXMPEG611I4-FILEDIMAGE

Chrétiens TV

SOUTENEZ LE JOURNAL CHRÉTIEN ET RÉDUISEZ VOS IMPÔTS !

Le Journal Chrétien est 100% gratuit. Faites un don régulier et aidez-nous à poursuivre notre mission.

Vous êtes nombreux à nous demander comment le Journal Chrétien est financé. Notre mission, vous le savez, est de diffuser gratuitement les valeurs de l’Evangile. Nos ressources proviennent exclusivement des dons de nos lecteurs.
Certains lecteurs ont pris l’habitude de nous adresser un don ponctuel. D’autres privilégient un versement mensuel. Beaucoup me disent prier pour nous. En réalité, le Journal Chrétien a besoin que tous ses lecteurs se mobilisent à la mesure de leurs moyens. Songez que pour un don mensuel de 15€, vous ne dépensez réellement que 5€ ! Et votre don est défiscalisé !
Alors si vous estimez comme que la mission du Journal Chrétien est indispensable, veuillez nous soutenir. Votre générosité par le passé a permis au Journal Chrétien d’accomplir de grandes choses.
En 2025, la chaîne de télévision Chrétiens TV développée par le Journal Chrétien a débarqué sur le Canal 246 de Free, deuxième opérateur en France. Des négociations sont en cours pour étendre la diffusion de la chaîne à l'ensemble des opérateurs français.


Votre soutien financier nous aidera à :

👍 couvrir les frais de fonctionnement du Journal Chrétien ;
👍 produire des émissions de qualité pour sensibiliser et encourager ;
👍 accompagner les églises et communautés chrétiennes en difficulté ;
👍 transmettre l’héritage spirituel aux générations futures ;
👍 faire rayonner la foi chrétienne dans un esprit d’unité et d’amour.


Les commentaires sont fermés.

LES ARTICLES LES PLUS LUS