Au moins 11 morts dans les manifestations au Chili
SANTIAGO (Reuters) – Des milliers de Chiliens sont de nouveau descendus dans les rues de Santiago pour protester contre la hausse du coût de la vie, après une week-end marqué par la violence au cours duquel onze personnes sont mortes.
Le service a été partiellement restauré sur les lignes de bus et de métro dans la capitale pour permettre aux habitants de se rendre à leur travail, même si beaucoup ont préféré se joindre aux manifestations.
Le mouvement de contestation, initié par des lycéens et des étudiants, a débuté il y a deux semaines en raison de la hausse du prix du titre de transport, mais traduit la colère qui règne au Chili face aux importantes inégalités économiques.
Les manifestants, munis de tambours ainsi que de pancartes sur lesquelles ils appellent le président Sebastian Pinera à démissionner, ont envahi la Plaza Italia, dans le centre de Santiago, surveillés de près par les soldats et la police.
L’état d’urgence a été déclaré dans plusieurs villes chiliennes, dont Santiago, où des émeutes, des incendies criminels et des affrontements violents ont éclaté vendredi.
Les autorités militaires, mandatées par le président Pinera pour rétablir l’ordre à Santiago, ont décrété un nouveau couvre-feu lundi, à partir de 20h00 (23h00 GMT) jusqu’à mardi matin 06h00 (09h00 GMT).
Le ministre des Finances, Felipe Larrain, a affirmé que les émeutes auraient « sans aucun doute » un impact « significatif » sur l’économie.
Onze personnes sont mortes et 239 civils ont été blessés en trois jours d’émeutes, a indiqué le ministre de la Santé, Jaime Manalich.
« Nous sommes en guerre contre un ennemi puissant, qui est prêt à faire usage de la violence sans aucune limite », a déclaré dimanche le président chilien dans une allocution à la télévision depuis le siège de l’armée à Santiago.
L’ancienne présidente Michelle Bachelet, aujourd’hui haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, a appelé lundi à une enquête indépendante sur les morts lors des manifestations du week-end, citant des « allégations troublantes » sur l’usage excessif de la force par les forces de sécurité.
(Fabian Cambero, Natalia Ramos et Dave Sherwood; Arthur Connan pour le service français)
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