Les États-Unis reclassent le cannabis dans une catégorie moins restrictive
par Andrew Goudsward et Bhargav Acharya
23 avril (Reuters) – Le département américain de la Justice a annoncé jeudi l’assouplissement des restrictions sur la vente de certains produits à base de cannabis aux Etats-Unis et le prochain reclassement de la drogue dans une catégorie moins dangereuse.
Cette décision, l’une des plus importantes de ces dernières décennies en matière de drogue aux Etats-Unis, ne dépénalise pas encore la marijuana au niveau fédéral mais devrait donner un important coup de pouce à l’industrie du cannabis.
Cette dernière se heurte encore en effet à des obstacles juridiques dans le pays, même si la quasi-totalité des Etats ont légalisé la consommation de la drogue à des fins thérapeutiques et près de la moitié d’entre eux l’autorisent également à des fins récréatives.
Les produits à base de cannabis seront reclassés de la catégorie la plus hautement addictive, où figure notamment l’héroïne, à une catégorie moins restrictive à potentiel de dépendance faible à modéré, comprenant des antidouleurs courants, ainsi que la kétamine et la testostérone.
Ces mesures devraient permettre de lever des barrières fiscales et faciliter la recherche de financements pour les entreprises du secteur, dont le chiffre d’affaires est estimé à 47 milliards de dollars (40,17 milliards d’euros) pour 2026 par le cabinet BDSA.
« Cette mesure de reclassement permet de mener des recherches sur l’innocuité et l’efficacité de cette substance, ce qui permettra en fin de compte d’offrir aux patients de meilleurs soins et aux médecins des informations plus fiables », a déclaré l’Attorney General par intérim Todd Blanche dans un communiqué.
Son ministère avait reçu instruction d’assouplir les restrictions sur le cannabis par un décret présidentiel signé en décembre dernier par Donald Trump.
Son prédécesseur démocrate Joe Biden avait tenté une démarche similaire en 2024 mais le retour au pouvoir de son adversaire républicain avait coupé court à l’initiative, enterrée par la DEA, l’agence américaine antidrogue.
L’annonce de ces mesures a fait grimper de 6% à 13% les producteurs de cannabis cotés en Bourse, tels que Canopy Growth, Tilray Brands, Trulieve Cannabis.
« Ce jour marque un tournant pour les Etats-Unis », s’est réjoui le PDG de Tilray, Irwin Simon, dans un communiqué. « En reclassant le cannabis, la politique fédérale s’aligne enfin sur la science, la médecine et, ce qui est le plus important, sur les besoins des patients. »
La consommation de cannabis est légale à des fins récréatives dans 24 Etats américains ainsi que dans le district de Columbia. Elle est également totalement légale pour un usage médical dans 40 Etats et partiellement légale à des fins thérapeutiques dans huit autres Etats. Seuls l’Idaho et le Kansas continuent de l’interdire totalement.
(Andrew Goudsward et Bhargav Acharya, avec la contribution de Mrinalika Roy; Jean-Stéphane Brosse pour la version française, édité par Benoit Van Overstraeten)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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