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L’Europe finit dans le désordre entre espoirs et doutes au Moyen-Orient

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par Claude Chendjou

PARIS, 23 avril (Reuters) – Les Bourses européennes ont terminé en ordre dispersé jeudi une séance marquée par des hésitations de la part des investisseurs, partagés entre l’espoir d’un règlement diplomatique du conflit au Moyen-Orient et la prudence en l’absence de signes tangibles d’une avancée des pourparlers de paix.

À Paris, le CAC 40 a fini sur un gain de 0,87% à 8.227,32 points. Le Footsie britannique a reculé de 0,19% et le Dax allemand a reflué de 0,06%.

L’indice EuroStoxx 50 a perdu 0,10%, tandis que le FTSEurofirst 300 a pris 0,21% et le Stoxx 600 a grappillé 0,05%, tiré essentiellement par le secteur de la consommation non cyclique, tandis que celui de la finance a pesé.

Au moment de la clôture en Europe, le Dow Jones recule de 0,13%, le Standard & Poor’s ​500 de 0,02% et le Nasdaq de 0,28%, ‌plombé notamment par le secteur des nouvelles technologies (-0,70%).

IBM chute de 8,31% après un ralentissement de la croissance de son chiffre d’affaires au ​premier trimestre, dû à la faiblesse de son activité logicielle, ⁠ce qui impacte également ses concurrents comme Microsoft (-2,52%) et Adobe (-7,01%).

Malgré l’avalanche des résultats de sociétés du jour, la géopolitique a été au centre de l’attention au 55e jour d’un ‌conflit au Moyen-Orient, qui alimente davantage les incertitudes qu’il ne ‌rassure.

L’Iran a réaffirmé son emprise sur le détroit d’Ormuz en y interceptant deux navires après l’annonce par Donald Trump d’une prolongation illimitée du cessez-le-feu, sans aucun signe d’une reprise imminente de pourparlers de paix alors que les Etats-Unis entendent maintenir leur blocus des ports iraniens.

Le président américain, de son côté, a réaffirmé sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis avaient « le contrôle total » du détroit d’Ormuz, qu’il était « hermétiquement fermé » et le resterait jusqu’à ce que l’Iran accepte de conclure un ​accord, sans fournir d’éléments à l’appui de ses déclarations.

L’évolution de la situation au Moyen-Orient, qui a nourri en début de semaine l’espoir d’un accord, semble désormais laisser place à des doutes, entraînant des poussées brèves de l’aversion au risque, si bien que les indices de la volatilité à Wall Street et sur l’Eurostoxx 50 ont alterné en séance entre hausse et baisse, reflet des hésitations du marché.

« L’absence de négociations de paix entre les Etats-Unis et l’Iran a conduit les investisseurs à anticiper à nouveau un conflit plus long, ainsi qu’une fermeture prolongée du détroit d’Ormuz », écrivent les analystes de Deutsche Bank Research, pour expliquer le regain d’inquiétude des investisseurs.

Ces derniers ont par ailleurs scruté les publications financières des entreprises en Europe, alors que la saison des résultats bat son plein, pour tenter de comprendre l’impact du conflit sur les sociétés.

De nombreuses entreprises ⁠ont adopté un ton prudent depuis le début de mois, évoquant une hausse des prix de l’énergie, des perturbations dans les chaînes d’approvisionnement et un ralentissement de la croissance.

VALEURS EN EUROPE

L’Oréal a grimpé de 9,97%, le géant français des cosmétiques ayant publié des résultats ⁠trimestriels supérieurs aux attentes. Le compartiment du luxe sur le Stoxx 600 a reculé de 0,57% mais l’indice des biens personnels et ménagers a progressé de 1,47%

Renault a cédé 1,34% malgré une hausse de 7,3% de son chiffre d’affaires trimestriel, ressorti au-dessus des attentes. Le secteur de l’automobile en Europe a abandonné 0,28%.

Sanofi a pris 1,21%, le groupe pharmaceutique ayant annoncé un bénéfice et un chiffre d’affaires supérieurs aux attentes du marché pour le premier trimestre.

Edenred a bondi de 4,25% après avoir dépassé les attentes au premier trimestre avec l’acquisition de nouveaux clients.

Nestlé s’est adjugé 5,89%, le géant de l’agroalimentaire ayant maintenu confirmé sa prévision annuelle de croissance organique, affirmant avoir constaté pour le moment un « très faible impact » de la guerre en Iran sur ses activités dans le monde. Le secteur européen de ⁠l’alimentation et des ‌boissons a progressé de 1,56%.

Heineken a perdu 1,21% après avoir mis en garde contre les répercussions de la guerre en Iran sur la demande.

Sainsbury’s a chuté de 3,68%, la chaîne britannique de ⁠supermarchés ayant averti quant à l’impact de la guerre en Iran, tandis que le distributeur alimentaire suédois Axfood a plongé de 9,14% après des résultats trimestriels en deçà des attentes ​des analystes.

Nokia a grimpé de 6,35%, à ​la faveur d’un relèvement de ses objectifs de croissance pour son activité d’intelligence artificielle (IA). Le secteur européen des télécoms a pris 1,55%.

Le compartiment européen de l’énergie a gagné 0,88% avec la hausse des cours du pétrole, ce qui a pesé sur le secteur ​de la banque (-1,14%), dans la crainte d’une dégradation de la conjoncture.

LES INDICATEURS DU JOUR

Les inscriptions au chômage aux Etats-Unis ont augmenté plus que prévu la semaine dernière, à 214.000 contre 208.000 la semaine précédente, selon le département du Travail.

Les indices PMI en zone euro montrent que l’activité du secteur privé s’est contractée en avril avec la flambée des coûts, tandis ‌qu’au Royaume-Uni, le secteur privé a subi ce mois-ci une ​augmentation record des coûts.

Le climat des affaires dans l’industrie en France a progressé plus que prévu en avril par rapport au mois précédent, pour atteindre le seuil des 100 points, montre l’enquête mensuelle de conjoncture de l’Insee.

CHANGES

Le dollar est stable face à un panier ​de devises de référence à la clôture des Bourses en Europe. Le billet vert, actif refuge, s’achemine cependant vers une hausse hebdomadaire de 0,50%.

« Le marché n’est pas sûr à 100% que le cessez-le-feu va tenir, mais il n’est pas non plus sûr à 100% qu’il va s’effondrer », résume Steve Englander, responsable d’études sur les devises et stratège en macroéconomie chez Standard Chartered Bank.

L’euro grignote 0,04%, à 1,1707 dollar, après avoir touché en séance son plus bas niveau depuis le 13 avril, tandis que la livre sterling s’échange à 1,350 dollar (-0,01%).

TAUX

L’attentisme domine dans l’obligataire avant les réunions la semaine prochaine de la Réserve fédérale américaine (Fed), de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Banque d’Angleterre (BoE), tandis que les données macroéconomiques du jour n’ont pratiquement pas eu d’effets.

Le rendement des bons du Trésor américain à dix ans fait du surplace, à 4,28%, et le deux ans s’affiche à 3,79%, pratiquement inchangé.

Celui du Bund allemand ⁠à dix ans a fini en clôture quasiment stable, à 3,00%, tandis que le deux ans a pris 1,3 point de base, à 2,55%.

PÉTROLE

A la clôture des Bourses en Europe, le marché pétrolier réduit ses gains initiaux, mais le Brent reste au-dessus du seuil psychologique des 100 dollars le baril, alors que les négociations entre les Etats-Unis et l’Iran sont dans l’impasse et que le trafic via le détroit d’Ormuz demeure limité.

Le Brent ​progresse de 1,31% à 103,22 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) avance de 0,99% à 93,93 dollars.

A SUIVRE VENDREDI:

(Rédigé ​par Claude Chendjou, avec la contribution de Ragini Mathur à Bangalore, édité par Benoit Van Overstraeten)

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Chrétiens TV

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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