L’ancien patron d’Audi condamné pour fraude dans l’affaire du « dieselgate »
(Reuters) – L’ancien président du directoire d’Audi, Rupert Stadler, a été condamné mardi par un tribunal de Munich à un an et neuf mois de prison avec sursis pour fraude par négligence dans le cadre de l’enquête sur l’implication de la marque dans le scandale des émissions polluantes des moteurs diesel de sa maison-mère Volkswagen.
Stadler devient le premier membre du directoire de Volkswagen à se voir infliger une telle peine.
L’ex-patron d’Audi a également été condamné à une amende de 1,1 million d’euros, qui devra être versée au Trésor public et à des organisations non gouvernementales, a indiqué le tribunal.
Cette peine se situe au milieu de la période d’un an et demi à deux ans que le juge avait prévue pour Stadler s’il plaidait coupable des charges retenues contre lui.
Son avocate, Ulrike Thole-Groll, a déclaré en mai que Stadler ne savait pas que des véhicules avaient été manipulés et que des acheteurs avaient été lésés, mais qu’il reconnaissait qu’il s’agissait d’une possibilité et qu’il fallait faire preuve de plus de prudence.
Le parquet avait initialement demandé une amende de 2 millions d’euros, citant les salaires de Stadler chez Audi et Volkswagen, ainsi que ses actifs financiers et immobiliers.
Le procès de l’ancien cadre d’Audi, l’une des procédures judiciaires les plus importantes de l’affaire du « dieselgate », est en cours depuis 2020.
Volkswagen et Audi ont admis en 2015 avoir utilisé des moteurs équipés de logiciels de manipulation des émissions polluantes, pour tromper les tests. Stadler avait précédemment rejeté ces allégations.
L’ancien cadre d’Audi Wolfgang Hatz, également jugé avec Stadler, a été pour sa part condamné à une peine de deux ans avec sursis et à une amende de 400.000 euros, tandis qu’un troisième accusé, l’ingénieur Giovanni P., a été condamné à un an et neuf mois et à une amende de 50.000 euros.
Le parquet et les accusés peuvent faire appel jusqu’au 4 juillet.
(Reportage Joern Poltz et Victoria Waldersee, version française Diana Mandiá, édité par Blandine Hénault)
Un service de presse reconnu par l'Etat
Le Journal Chrétien est un service de presse en ligne bénéficiant d’un agrément de la Commission paritaire des publications et agences de presse du Ministère de la Culture. Il est membre du Syndicat de la Presse Indépendante d’Information en Ligne (SPIIL), un syndicat professionnel français créé en afin de défendre les intérêts professionnels des éditeurs de presse en ligne indépendants. Il fait partie des sources d'information officielles de Google actualités dans tous les pays francophones. Dans un paysage médiatique marqué par le mensonge et les fake news et les calomnies, le Journal Chrétien se positionne comme le média de la vérité qui passe l'information au tamis de l'Évangile. Nos journalistes et correspondants essaient de s'approcher de la vérité des faits avec beaucoup d'humilité. Le professionnalisme des experts impliqués dans le Journal Chrétien garantit une procédure de sélection de grande qualité et un suivi des projets très rigoureux.Quand les pasteurs et leurs églises sont victimes de dénonciations calomnieuses, le Journal Chrétien mène des investigations pour rétablir la vérité.
En plus de son activité éditoriale remarquable, le Journal Chrétien est l’éditeur de Bible.audio, une vaste plateforme de ressources bibliques comprenant une vingtaine de traductions bibliques, la Bible audio, la Bible interlinéaire, le comparateur de versions, la concordance biblique, les commentaires bibliques, les dictionnaires bibliques et les lexiques bibliques.
Il dispose également d'une chaîne de télévision chrétienne dénommée Chrétiens TV, qui diffuse ses programmes sur le canal 246 de la Freebox en France. Elle s’adresse à tous ceux qui souhaitent nourrir leur réflexion, leur foi ou simplement découvrir des programmes porteurs de sens et de bienveillance.


