L’Europe clôt dans le rouge, incertitudes sur le conflit au Moyen-Orient
par Diana Mandia
24 avril (Reuters) – Les Bourses européennes ont terminé en baisse vendredi, les investisseurs suivant avec prudence la reprise éventuelle des négociations entre les États-Unis et l’Iran à Islamabad, après une semaine morose au cours de laquelle les espoirs d’une résolution rapide du conflit se sont estompés.
À Paris, le CAC 40 a perdu 0,84% à 8.157,82 points. À Francfort, le Dax a reculé de 0,11% et à Londres, le FTSE 100 a abandonné 0,75%.
L’indice EuroStoxx 50 a fini en baisse de 0,19%, le FTSEurofirst 300 de 0,51% et le Stoxx 600 de 0,58%.
Sur la semaine, le Stoxx 600 a abandonné 2,54% et le CAC 40 3,17%, les deux indices mettant ainsi fin à une série de quatre gains hebdomadaires consécutifs.
Les investisseurs clôturent une semaine difficile dans la perspective d’un nouveau cycle de négociations entre les États-Unis et l’Iran à Islamabad, où le ministre iranien des Affaires étrangères est attendu dans la soirée.
Un responsable gouvernemental américain a déclaré que Donald Trump avait décidé de dépêcher dans la capitale pakistanaise son émissaire Steve Witkoff et son gendre Jared Kushner en vue de discussions avec le chef de la diplomatie iranienne.
Une telle reprise des pourparlers, encore incertaine, interviendrait après l’annonce unilatérale faite mardi par la Maison blanche d’une prolongation indéfinie du cessez-le-feu avec l’Iran, qui n’avait pas vraiment contribué à améliorer le moral des opérateurs, puisque le détroit d’Ormuz reste fermé et que les tensions se sont même intensifiées ces derniers jours autour de cette voie essentielle pour le transport du pétrole.
Une certaine nervosité se fait sentir sur les marchés pétroliers, les opérateurs évaluant à la fois les perturbations de l’approvisionnement et les espoirs de pourparlers dans les prochaines heures.
Le Brent recule de 0,6% à 104,44 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) perd 2,45% à 93,50 dollars.
L’impact de la situation géopolitique sur l’inflation et la croissance prendra encore plus d’importance dans les jours à venir, les principales banques centrales mondiales devant tenir leurs réunions d’avril la semaine prochaine.
VALEURS
La saison des résultats du premier trimetre a également occupé les investisseurs ce vendredi.
A Paris, Forvia, qui a fait état d’une baisse de 6,4% de son chiffre d’affaires au premier trimestre à cause d’effets de changes défavorables et d’une baisse d’activité en Asie, a reculé de 3,79%.
Groupe SEB a revanche grimpé de 6,8%, le fabricant français d’appareils électroménagers ayant annoncé un chiffre d’affaires et un résultat d’exploitation au premier trimestre supérieurs aux prévisions.
Ailleurs en Europe, Electrolux a plongé de 25%, le fabricant suédois d’appareils électroménagers ayant fait état d’une perte surprise au premier trimestre.
SAP, le plus grand éditeur de logiciels d’Europe, a gagné 4,6% après avoir publié jeudi soir une hausse de 17% de son bénéfice au premier trimestre, grâce à la forte croissance de son activité « cloud ».
La technologie se distingue avec un gain de 1,47%, porté par les gains du secteur à Wall Street dans le sillage du fabricant de semi-conduncteurs Intel, qui s’envole après ses perspectives solides pour le trimestre en cours.
A WALL STREET
Les indices évoluent en ordre dispersé à New York à l’heure de la clôture en Europe, le Dow Jones perdant 0,40%, tandis que le Standard & Poor’s 500 progresse de 0,48% et le Nasdaq Composite de 1,16%.
LES INDICATEURS DU JOUR
Au Royaume-Uni, les ventes au détail ont augmenté plus que prévu en mars sur un mois, selon les premiers chiffres officiels sur la performance du secteur après le début de la guerre en Iran, alors que les automobilistes britanniques, inquiets face à la hausse des prix du carburant, se sont précipités aux pompes.
Aux États-Unis, la confiance des consommateurs s’est effondrée en avril, pour s’établir à 49,8, son plus bas niveau jamais enregistré, montrent les résultats définitifs de l’enquête mensuelle de l’Université du Michigan.
CHANGES
Le dollar perd 0,20% face à un panier de devises de référence, avec les espoirs d’une reprise des négociations de paix à Islamabad et l’annonce que le département américain de la Justice va clore son enquête portant sur les coûts liés à des travaux de rénovation du siège de la Réserve fédérale américaine (Fed) menés sous la présidence de Jerome Powell.
Le mandat de Jerome Powell à la tête de la banque centrale prend fin le mois prochain et un sénateur américain influent s’était engagé à bloquer la nomination par Donald Trump de son successeur – l’ancien gouverneur de la Fed Kevin Warsh – jusqu’à ce que l’enquête soit abandonnée.
Le billet vert est toutefois en passe d’enregistrer sa première hausse hebdomadaire depuis trois semaines.
L’euro gagne 0,27% à 1,1714 dollar.
TAUX
Les rendements des obligations d’État ont progressé légèrement vendredi dans la zone euro, sur fond de craintes inflationnistes.
Le rendement du Bund allemand à dix ans a fini à 3,0080%, tandis que son homologue à deux ans ressort à 2,5632%.
La Banque centrale européenne (BCE), qui doit se réunir jeudi prochain, devrait maintenir ses taux d’intérêt inchangés.
« Il est probablement prématuré pour la BCE de remonter les taux dès le mois d’avril. En revanche, on peut imaginer que Christine Lagarde indique de façon assez explicite en conférence de presse qu’une hausse de taux serait considérée pour le mois de juin », écrit Bastien Drut, responsable stratégie et analyse chez CPRAM.
Aux Etats-Unis, les espoirs sur le Moyen-Orient et la clôture de l’enquête visant le président de la Fed font progresser le prix des obligations du Trésor, faisant reculer les rendements.
Celui des Treasuries à dix ans perd 2,3 points de base à 4,2997%. Le deux ans recule de 4,5 points de base à 3,7783%.
A SUIVRE LE 27 AVRIL :
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Diana Mandiá, édité par Blandine Hénault)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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