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Des municipales en forme de test pour le Hamas à Gaza

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par Nidal al-Mughrabi et Ali Sawafta

LE CAIRE/RAMALLAH, 25 avril (Reuters) – Les élections municipales organisées samedi dans les territoires palestiniens, y compris dans des villes comme Deir al Balah, l’une des rares localités de la bande de Gaza qui ne soit pas contrôlée par les forces israéliennes, devraient fournir une indication certes imparfaite sur la popularité du Hamas au sein de la population palestinienne.

Plusieurs personnalités proches du Hamas sont candidates à ce scrutin présenté par les Palestiniens comme une démonstration d’unité nationale face au projet américain pour ​Gaza qu’ils perçoivent comme ‌le prélude à une scission avec la Cisjordanie occupée.

Il s’agit des premières élections organisées à ​Gaza depuis 2006 et la victoire ⁠du Hamas aux législatives face au Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas, qui a débouché sur une brève guerre ‌civile dont le mouvement islamiste est ‌sorti vainqueur pour prendre le contrôle de l’enclave palestinienne.

Il s’agit en revanche des cinquièmes élections municipales en Cisjordanie depuis 2005. L’Autorité palestinienne dirigée par Mahmoud Abbas a dit en janvier qu’elle tenterait d’organiser ces élections « partout où cela est possible », une initiative considérée comme un geste symbolique destiné à montrer que la bande ​de Gaza doit faire partie intégrante d’un futur Etat palestinien.

« Gaza est une part inséparable de l’Etat de Palestine. Ainsi, nous avons travaillé par tous les moyens pour nous assurer que les élections aient lieu à Deir al Balah pour affirmer l’unité des deux parties de notre pays ensemble », a déclaré Mahmoud Abbas dans un bureau de vote de la ville portuaire palestinienne.

La participation a toutefois été faible : 22,7% à Deir al Balah et 53,44% dans l’enclave palestinienne, selon des chiffres officiels. Le dépouillement des bulletins a démarré immédiatement, pour des résultats ⁠attendus dans la soirée ou dimanche.

Le faible taux de participation montre que voter n’est pas une priorité à Gaza, ravagée par la crise humanitaire, selon Hani Al-Masri, analyste ⁠politique dans l’enclave palestinienne.

Pour les habitants de Deir al Balah, le scrutin de samedi offre l’occasion de s’exprimer après les attaques du Hamas en Israël le 7 octobre 2023, qui ont déclenché une guerre dévastatrice pour l’enclave palestinienne.

« En tant que Palestinien et enfant de la bande de Gaza, je me sens fier qu’après cette guerre, le processus démocratique soit de retour », se félicite Mamdouh al-Bhaisi, 52 ans, depuis le bureau de vote de Deir al Balah.

BANDEROLES

A Deir al Balah, de grandes banderoles arborant les slogans des ⁠différents candidats ‌ornent les rues.

Selon Farid Taamallah, porte-parole de la commission électorale de l’Autorité palestinienne, environ 70.000 Palestiniens peuvent voter à Deir al ⁠Balah, une ville qui, selon lui, a été choisie parce qu’elle a subi moins de dégâts que le reste ​du territoire, en grande partie ​dévasté.

Les candidats sont répartis en quatre listes dont une compte plusieurs personnalités favorables au Hamas selon des habitants et des observateurs.

Le Hamas ne présente pas de liste en ​son nom et ne soutient explicitement aucun candidat au motif qu’un décret de l’Autorité palestinienne exige, selon lui, des candidats qu’ils reconnaissent l’Etat d’Israël. D’autres mouvements boycottent ces élections, ce qui devrait permettre au Fatah de s’imposer sans ‌difficulté dans les grandes villes de Cisjordanie.

Bien ​qu’il se tienne officiellement à l’écart du scrutin, le Hamas pourrait être tenté d’interpréter les résultats comme une mesure de sa popularité en fonction des scores des candidats ​jugés proches du mouvement, pense Hani al Masri, analyste politique en Cisjordanie.

Hazem Qassem, porte-parole du Hamas, a déclaré que le mouvement respecterait les résultats des élections. Des sources au sein du mouvement ont dit à Reuters qu’il déploierait des forces de police et de sécurité pour assurer la sécurité des bureaux de vote.

Le Hamas a repris le contrôle de Deir al Balah et d’autres secteurs de la bande de Gaza dont l’armée israélienne s’est retirée aux termes d’un cessez-le-feu conclu en octobre 2025. Israël conserve le contrôle de plus de 53% du territoire.

Des sondages d’opinion donnent à penser ⁠que le Hamas reste populaire à Gaza et en Cisjordanie, malgré les ravages causés par la guerre. Une étude réalisée à Gaza en octobre 2025 par le Centre palestinien pour la recherche politique et les sondages a montré que 41% des Palestiniens y soutiennent le Hamas, contre ​29% pour le Fatah.

(Nidal al-Mughrabi au Caire, Ali Sawafta à Ramallah, Haseeb Elwazeer et Dawoud Abu ​Alkas à Gaza, version française Bertrand Boucey et Zhifan Liu)

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Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

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