L’esprit du Seigneur, l’Éternel, est sur moi, Car l’Éternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux ; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, Pour proclamer aux captifs la liberté, Et aux prisonniers la délivrance ; Ésaïe 61,1
L’esprit du Seigneur, l’Éternel, est sur moi, Car l’Éternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux ; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, Pour proclamer aux captifs la liberté, Et aux prisonniers la délivrance ; Ésaïe 61,1 Commentaires de la Bible Annotée interlinéaire.
1 à 3 Le libérateur de Sion
Qui parle ici ? Selon plusieurs, le prophète lui-même. Cela ne nous paraît pas possible. Car celui qui parle ne se donne pas seulement pour un évangéliste, un messager du salut ; il en est lui-même l’auteur ; il est le Sauveur (voyez verset 3). Si l’on se rappelle les tableaux précédents de l’œuvre du Messie (Ésaïe 42.1-7 ; Ésaïe 49.8-13 ; comparez Ésaïe 11.2), on ne doutera pas que ce ne soit lui que le prophète introduise ici sans le nommer. C’est donc lui qui réalisera le magnifique avenir promis à Sion dans le chapitre 60.
L’Éternel m’a oint. L’onction est l’emblème de la communication des dons du Saint-Esprit. C’était par cette cérémonie que les prêtres, les rois et quelquefois les prophètes, étaient introduits dans leur charge (Exode 28.41 ; 1 Rois 1.39 ; 1 Rois 19.16). Le serviteur de l’Éternel, tel qu’il a été dépeint jusqu’ici (particulièrement dans les chapitres 42 et 53), réunit en sa personne ces trois charges et reçoit pour les remplir la plénitude de l’Esprit divin (Ésaïe 11.2 ; Ésaïe 42.1).
Ce don s’est réalisé pour Jésus au moment de son baptême ; l’Esprit est descendu et est demeuré sur lui (Jean 1.32 ; Jean 3.34). Le nom de Messie vient en hébreu du verbe oindre ; le choix de ce verbe confirme notre opinion que c’est le Messie qui parle. Jésus lui-même a déclaré être le personnage ici annoncé, quand il a dit, après avoir lu le commencement de ce discours dans la synagogue de Nazareth : Cette parole est accomplie aujourd’hui, et vous l’entendez (Luc 4.16-21).
La bonne nouvelle signifie la même chose que le mot grec évangile ; c’est le terme qui désigne dans le Nouveau Testament la prédication de Jésus. Ce message s’adresse tout spécialement aux débonnaires, ordinairement foulés et malheureux en ce monde (Matthieu 5.5).
Annoncer… la liberté… Ces expressions font allusion à l’institution du jubilé, dans laquelle Ésaïe voit un type de la délivrance messianique. L’année de jubilé, instituée par la loi, revenait tous les cinquante ans (à l’expiration de sept périodes sabbatiques). Les esclaves israélites devaient cette année-là être mis en liberté ; ceux qui avaient dû vendre leurs biens rentraient en possession de leur patrimoine.
Aussi est-il dit dans Lévitique 25.10 : Vous sanctifierez la cinquantième année, et vous publierez la liberté par le pays à tous ses habitants. Et Ézéchiel (Ézéchiel 46.17) appelle cette année-là une année de liberté. Cette institution, destinée à procurer à Israël une sorte de restauration périodique, offre une belle image de l’ère de grâce dont le Messie proclamera l’ouverture, et qui doit aboutir à la réintégration du peuple de Dieu dans son héritage.
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