Mon Père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi ! Toutefois, non pas ce que je veux…
Puis, ayant fait quelques pas en avant, il se jeta sur sa face, et pria ainsi : Mon Père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi ! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. Matthieu 26:39, 42
Je vous donne ma paix (9)
Lecture proposée : Marc 14. 32-42
En prière dans le jardin de Gethsémané, Jésus livre un douloureux combat. Dieu le Père lui présente une coupe qu’il doit boire, en vue de nous sauver. Cette coupe, de façon imagée, représente le moment terrible où il devra supporter la colère de Dieu à cause du péché, de nos péchés. Jésus frémit à cette perspective, il est rempli d’angoisse et d’effroi. Boire cette coupe implique d’être abandonné de Dieu, d’être traité comme le Dieu saint traite le péché. Comment Jésus, le saint Fils de Dieu, peut-il vouloir cela ? Comment accepter cette coupe sans éprouver une profonde angoisse, au point que Dieu envoie un ange pour le fortifier, et que sa sueur devient comme des grumeaux de sang (Luc 22. 43, 44) ?
Pourtant il se soumet à la volonté parfaite de son Père (texte du jour). Il était venu pour faire cette volonté, il la fera jusqu’au bout.
Jésus se relève de sa prière, et va retrouver ses disciples endormis. Il s’avance, est trahi par Judas et se laisse lier par les soldats. Quand Pierre cherche maladroitement à le défendre, il répond : “La coupe que le Père m’a donnée, ne la boirai-je pas ?” (Jean 18. 11). Aucune animosité, mais soumission et paix… Puis c’est la crucifixion. Il boit la coupe… Cette scène unique à Gethsémané nous apprend qu’une soumission absolue à la volonté de Dieu est la source profonde de la paix de Jésus.
Chrétiens, nous n’aurons jamais à soutenir un combat comparable à celui du Sauveur. Mais, dans nos épreuves, Jésus nous donne sa paix.
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