Rugby/Six nations-La France tombe de haut en Écosse
7 mars (Reuters) – Le XV de France a subi samedi en Écosse (50-40) une lourde défaite, sa première dans le Tournoi des Six Nations 2026, alors qu’il avait l’occasion de conserver son titre acquis l’an passé et ne peut plus réaliser le Grand Chelem.
Assurés de remporter le Tournoi en cas de succès bonifié, les Bleus ont été largement dominés par un XV du Chardon séduisant au Murrayfield Stadium d’Édimbourg.
Louis Bielle-Biarrey (18e), Théo Attissogbe (22e), Antoine Dupont (67e), Thomas Ramos (74e, 81e) et Oscar Jegou (79e) ont inscrit les six essais tricolores, synonymes de bonus offensif.
Darcy Graham (5e, 59e), Kyle Steyn (27e, 51e), Pierre Schoeman (32e), Ben White (44e) et Tom Jordan (63e) ont, eux, offert aux Écossais une première victoire face à la France depuis 2021.
Avec 16 points, comme son adversaire du jour, la France conserve la tête du classement grâce à la différence de points (+ 79 contre + 21) et l’espoir de conserver son titre avant la réception de l’Angleterre, samedi prochain, lors de la dernière journée de la compétition. Le XV du Chardon se déplacera en Irlande.
« On est un peu passé à côté, beaucoup d’indiscipline, manque d’engagement », a réagi le deuxième ligne Charles Ollivon sur TF1. « Maintenant, c’est fait, c’est derrière nous. Il faut qu’on arrive à passer au-delà et repartir sur de bonnes bases pour aller chercher le Tournoi la semaine prochaine. »
ÉNORMÉMENT PÉNALISÉE
Invaincue depuis le début de la compétition, malgré une dernière sortie moins convaincante contre l’Italie (33-8), l’équipe de France a manqué l’occasion de remporter dès samedi un huitième Tournoi des Six Nations.
Elle a passé une très mauvaise après-midi, comme elle en avait rarement vécue en terre écossaise.
« On avait préparé le match en sachant que ce serait un rendez-vous difficile », a déclaré le sélectionneur Fabien Galthié au micro de TF1. « On a été en grande difficulté pendant deux tiers du match. »
Les Bleus ne sont pas bien entrés dans la partie, concédant l’ouverture du score sur le premier essai de Darcy Graham à l’issue d’une très belle séquence collective.
On pensait les joueurs de Fabien Galthié lancés quand Louis Bielle-Biarrey, sur un ballon de récupération d’Antoine Dupont, et Théo Attissogbe ont donné l’avantage à leur équipe en milieu de première période.
Mais l’illusion n’a pas duré. Dix minutes plus tard, les locaux avaient repris le score grâce à Kyle Steyn et Pierre Schoeman. Dans le même temps, Matthieu Jalibert était sanctionné d’un carton jaune pour fautes répétées.
Privée de ballon, énormément pénalisée (10 pénalités), comme lors de la tournée d’automne, l’équipe de France rentrait aux vestiaires avec un débours de cinq unités (19-14).
UN BONUS OFFENSIF ESSENTIEL
Mais le pire était à venir et les Bleus, qui jouaient samedi en blanc, ont pris l’eau en vingt minutes et quatre essais. Ben White, Kyle Steyn sur une passe manquée d’Antoine Dupont, preuve s’il en fallait que rien n’allait, Darcy Graham et Tom Jordan ont donné 33 points d’avance à l’Écosse après l’heure de jeu.
Juste avant le retour de Lenni Nouchi, également sanctionné d’un carton jaune pour fautes répétées après le deuxième essai de Darcy Graham (59e), Antoine Dupont a redonné un peu d’espoir aux Tricolores en réduisant l’écart.
Thomas Ramos a inscrit le quatrième essai français, synonyme d’un point de bonus offensif primordial pour conserver la tête du classement, avant qu’Oscar Jegou et de nouveau Thomas Ramos réduisent l’écart dans des proportions plus acceptables dans les dernières secondes du match et permettent aux Bleus de sauver la différence de points.
« C’était l’objectif de marquer quatre essais, on a réussi à le faire en seconde mi-temps pour encore avoir notre destin entre nos mains pour samedi soir », a poursuivi Charles Ollivon.
Finn Russell avait, cependant, mis son équipe à l’abri du point de bonus défensif en inscrivant une pénalité, elle aussi importante, juste avant les deux dernières réalisations tricolores.
« Il fallait de toute façon réduire l’écart au goal-average pour maintenir déjà la première place. Qu’on le veuille ou non, nous sommes toujours premiers », a insisté Fabien Galthié. « Il faut d’abord avaler la déception, la digérer. On a les armes pour redresser la barre et aller chercher maintenant la victoire dans le Tournoi. »
(Rédigé par Vincent Daheron, édité par Elizabeth Pineau)
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