Microsoft investit 2,95 milliards d’euros dans le « cloud » et l’IA en Suède
par Supantha Mukherjee
STOCKHOLM (Reuters) – Microsoft entend investir 33,7 milliards de couronnes suédoises (2,95 milliards d’euros) en Suède sur une période de deux ans afin de développer son infrastructure dans l’informatique dématérialisée (« cloud computing ») ainsi que l’intelligence artificielle (IA), a annoncé l’entreprise lundi.
La popularité grandissante de l’IA générative a stimulé la demande de services « cloud », poussant Microsoft et Amazon Web Services à investir des milliards de dollars dans la construction de centres de données en Europe.
Microsoft avait déjà lancé des projets de ce type au Royaume-Uni en novembre, puis en Allemagne et en Espagne en février. Son président, Brad Smith, a déclaré lors d’une interview que de nouveaux projets seraient annoncés à l’automne.
Microsoft prévoit de déployer 20.000 processeurs graphiques les plus avancés dans ses centres de données suédois de Sandviken, Gavle et Staffanstorp.
L’entreprise utilisera les processeurs rapides Nvidia, puis pourrait passer à ceux d’AMD et à terme, à ses propres puces, a déclaré Brad Smith.
La course au développement de programmes d’IA générative a provoqué une envolée de la demande de puces capables d’effectuer ces opérations complexes.
Microsoft a déclaré s’engager à stimuler l’adoption de l’IA dans le reste des pays nordiques, comme le Danemark, la Finlande, l’Islande et la Norvège.
L’entreprise prévoit de former 250.000 Suédois à l’IA au sein d’organisations, d’écoles et d’universités ainsi que dans le secteur public et la société dans son ensemble pendant trois ans.
« L’IA est une transformation technologique qui doit être considérée comme un multiplicateur ou un catalyseur […]. Elle fait partie de la stratégie à suivre lorsque, une fois que nous aurons vaincu l’inflation, nous entrerons dans une nouvelle phase, une phase d’investissement », a déclaré Ulf Kristersson, le Premier ministre suédois.
(Reportage Supantha Mukherjee, rédigé par Terje Solsvik, version française Nathan Vifflin, édité par Blandine Hénault)
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