Le procès d’Elon Musk contre OpenAI ou les coulisses d’une âpre lutte de pouvoir dans l’IA
par Deepa Seetharaman et Jonathan Stempel
27 avril (Reuters) – Le procès opposant Elon Musk à OpenAI doit s’ouvrir lundi devant le tribunal fédéral d’Oakland, en Californie, et devrait dévoiler les coulisses d’une âpre lutte de pouvoir entre l’homme le plus riche du monde et le capitaine d’industrie de l’IA américaine, Sam Altman, au sein du créateur de ChatGPT.
La bataille juridique pourrait se résumer à quelques pages du journal personnel du président d’OpenAI, Greg Brockman, qui offre un aperçu rare des egos et des personnalités qui ont façonné le populaire outil d’IA.
« C’est notre seule chance de nous débarrasser d’Elon », écrit Greg Brockman, président et cofondateur d’OpenAI, à l’automne 2017 dans son journal. « Est-il le ‘glorieux leader’ que je choisirais ? »
Ce journal fait partie des milliers de pages de documents internes révélés par la justice depuis qu’Elon Musk, l’un des cofondateurs originaux d’OpenAI, a poursuivi l’entreprise, son directeur général Sam Altman et son président Greg Brockman en 2024.
Le fondateur de Tesla ou encore de SpaceX les accuse, avec Microsoft, l’un des principaux investisseurs d’OpenAI, d’avoir trahi la mission initiale de la société en tant qu’organisation à but non lucratif oeuvrant pour le bien de l’humanité en créant une entité à but lucratif en mars 2019, soit 13 mois après le départ d’Elon Musk du conseil d’administration.
Il réclame 150 milliards de dollars (127,68 milliards d’euros) de dommages et intérêts à OpenAI et Microsoft, selon une personne impliquée dans l’affaire, les bénéfices devant être reversés à la branche caritative d’OpenAI.
Elon Musk souhaite également qu’OpenAI redevienne une organisation à but non lucratif, que Sam Altman et Greg Brockman soient démis de leurs fonctions de dirigeants, entre autres mesures.
L’automne dernier, OpenAI a de nouveau restructuré son entreprise pour devenir une société d’intérêt public, dans laquelle l’organisation à but non lucratif et d’autres investisseurs, dont Microsoft, détiennent des parts. L’organisation à but non lucratif détient 26% du capital.
Les avocats d’OpenAI rétorquent qu’Elon Musk est motivé par une obsession à contrôler OpenAI et à soutenir son propre laboratoire d’IA, xAI, qu’il a fondé en 2023, peu après le lancement de ChatGPT par OpenAI fin 2022.
Ce procès risque de compliquer les projets d’introduction en bourse d’OpenAI en jetant le doute sur sa direction, alors que l’entreprise pourrait être valorisée à hauteur de 1.000 milliards de dollars. SpaceX prévoit également de se coter en Bourse cette année.
Elon Musk, Sam Altman et Satya Nadella, directeur général de Microsoft, devraient témoigner en personne.
Shivon Zilis, ancienne membre du conseil d’administration d’OpenAI et mère de quatre des enfants d’Elon Musk, sera probablement un témoin clé, les avocats d’OpenAI affirmant qu’elle a transmis des informations confidentielles à Elon Musk.
ELON MUSK SOUHAITAIT DEVENIR DG
Vers mi-2017, Elon Musk a commencé à remettre en question la viabilité d’OpenAI, allant jusqu’à retenir des fonds promis après un désaccord avec Sam Altman, Greg Brockman et l’ancien directeur scientifique Ilya Sutskever, selon des documents judiciaires.
L’une des sources de tension était qu’Elon Musk souhaitait devenir directeur général, comme le révèlent des courriels, ce qui mettait mal à l’aise les autres cofondateurs.
À peu près à la même époque, Greg Brockman semblait frustré par la posture d’Elon Musk et se demandait si transformer OpenAI en une entreprise lucrative pourrait également le rendre riche.
« Financièrement, comment puis-je atteindre le milliard de dollars ? », écrivait-il dans son journal. « Accepter les conditions d’Elon anéantit deux choses : notre capacité de choix (même si nous pourrions peut-être passer outre sa décision) et l’aspect économique. »
Les avocats d’Elon Musk ont mis en avant ce passage pour démontrer que les dirigeants d’OpenAI étaient davantage motivés par le profit que par la mission.
(Rédigé par Deepa Seetharaman à San Francisco et Jonathan Stempel à New York ; version française Coralie Lamarque, édité par Blandine Hénault)
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