Israël et le Hezbollah concluent un cessez-le-feu
WASHINGTON, 19 juin (Reuters) – Israël et le Hezbollah se sont mis d’accord sur un cessez-le-feu vendredi juste après un échange de tirs mortel qui menaçait de faire capoter un protocole d’accord conclu deux jours plus entre les Etats-Unis et l’Iran visant à mettre fin à leur guerre et à apporter de la stabilité au Moyen Orient.
L’annonce de l’annulation d’une réunion qui devait avoir lieu entre Washington et Téhéran ce vendredi en Suisse pour entamer les négociations sur la mise en oeuvre du protocole d’accord avait également quelque peu douché les espoirs de ceux qui avaient bon espoir d’un retour rapide à la paix.
Les yeux étaient notamment braqués sur le détroit d’Ormuz, par lequel transite en temps normal 20% du trafic mondial d’hydrocarbures, et qui commençait enfin à rouvrir après des mois de fermeture de fait par l’Iran, ce qui avait fait bondir les prix du pétrole.
Le cessez-le-feu est entré en vigueur à 16 heures, heure locale (13h00 GMT) et, selon les dires d’un haut responsable américain à Reuters, il a été obtenu grâce à des négociateurs américains et qataris avec l’aide de l’Iran.
Un haut responsable israélien a de son côté dit à Reuters qu’Israël observait le un cessez-le-feu, à condition que le Hezbollah n’attaque pas Israël.
Il a ajouté qu’Israël maintiendrait ses forces dans le sud du Liban, où il occupe une zone située le long de la frontière nord d’Israël.
Cependant, une heure après l’entrée en vigueur de la trêve, un journaliste de Reuters présent dans le nord d’Israël a dit avoir observé des frappes israéliennes de l’autre côté de la frontière, au Liban.
Il a ajouté qu’un panache de fumée s’élevait derrière un village libanais situé près de la frontière.
Les frappes aériennes israéliennes ont fait au moins 47 morts au Liban depuis vendredi, selon le ministère libanais de la Santé. Israël a fait état de la mort de quatre de ses soldats dans le sud du Liban, lors de l’une des attaques les plus meurtrières menées par le Hezbollah depuis le début de la guerre.
(Steve Holland, version française Benoit Van Overstraeten)
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