Le Comité européen de protection des données crée un groupe de travail sur ChatGPT
BRUXELLES (Reuters) – Le Comité européen de la protection des données (CEDP) a décidé de créer un groupe de travail sur ChatGPT, un robot conversationnel utilisant l’intelligence artificielle (IA), a indiqué jeudi l’organisme indépendant dans un communiqué.
Cette décision constitue une éventuelle première étape vers une politique commune établissant des règles de protection de la vie privée en matière d’IA.
Elle fait suite à une mesure unilatérale prise par l’Italie le mois dernier pour limiter ChatGPT – une position qui, selon le commissaire allemand à la protection des données, pourrait être suivie par la plus grande économie d’Europe.
ChatGPT, lancé en novembre dernier par la société OpenAI, a attiré l’attention du public pour sa capacité à rédiger rapidement des réponses à un large éventail de questions.
L’application, qui a déjà atteint plus de 100 millions d’utilisateurs actifs mensuels, soulève des questions sur les menaces qu’elle peut représenter pour la sécurité, la vie privée et l’emploi.
En France, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) a dit mardi à Reuters avoir reçu plusieurs plaintes à propos de ChatGPT et procédé à leur instruction.
« Le CEPD a décidé de mettre en place un groupe de travail spécialisé afin de favoriser la coopération et d’échanger des informations sur d’éventuelles mesures prises par les autorités chargées de la protection des données », indique le communiqué.
Les États membres de l’Union européenne (UE) espèrent aligner leurs positions politiques mais cela prend du temps, a expliqué une source au sein d’un organisme de surveillance national.
Selon cette source, les États membres ne cherchent pas à punir ou à établir des règles qui affecteront OpenAI, soutenu par Microsoft Corp, mais plutôt à créer des politiques générales « transparentes ».
Le CEDP n’a pas pu être joint dans l’immédiat pour un commentaire.
(Reportage Toby Sterling ; version française Gaëlle Sheehan, édité par Blandine Hénault)
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