Cameroun/Présidentielle 2025 : RDPC, UPC, MPCN, Univers dans la cacophonie de plusieurs candidatures
Présidentielle 2025 : RDPC, UPC, MPCN, Univers et Manidem empêtrés dans la cacophonie des candidatures multiples
Alors qu’Elections Cameroon (Elecam) a clôturé la réception des candidatures déclarées il y a quelques heures, un manque de discipline et une cacophonie se font sentir dans les rangs de certaines formations politiques. À ciel ouvert, c’est un spectacle indigne des organisations censées produire des hommes et des femmes capables de mener le Cameroun à bon port durant les sept prochaines années.
Dans ce lot, en bonne place se trouve le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), parti dont Paul Biya, le chef de l’État sortant, est le président national depuis le 24 mars 1985. Depuis le retour au multipartisme en 1990, il a toujours été le candidat du RDPC à chaque élection présidentielle. Mais cette fois-ci, à côté de sa déclaration de candidature enregistrée le 17 juillet au siège d’Elecam à Yaoundé, l’on retrouve celle d’un militant de base du RDPC, Léon Onana Theiller, qui ambitionne de s’installer sur le fauteuil qu’il occupe depuis le 6 novembre 1982. Après avoir appelé en vain à l’organisation d’un congrès pour investir le candidat du parti à l’élection du 12 octobre prochain, il a finalement déposé sa candidature le 18 juillet.
Moule identique au sein d’autres partis
À la suite du RDPC, l’on retrouve l’Union des Populations du Cameroun (UPC). Comme depuis 1997, le parti des martyrs n’a pas dérogé à son habitude de présenter plusieurs candidats à la présidentielle. Pour cette étape d’enregistrement des candidatures auprès d’Elecam, l’UPC est la seule formation politique à avoir enregistré trois candidatures : celles de Dominique Yamb Ntimba, Jean Bahebeck, et Abdouraman Hamadou Babba.
Issu du moule de l’UPC, le Mouvement Africain pour la Nouvelle Indépendance et la Démocratie (Manidem) semble traîner avec lui les gênes de la discorde qui caractérisent depuis longtemps le parti dont il se revendique héritier. Dans la course à la présidentielle d’octobre prochain, deux candidats issus de ses rangs sont en compétition. Maurice Kamto, transfuge du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) et récemment investi par Anicet Ekanè, président national du Manidem, est désormais en compétition avec l’unique élu que compte le parti, Dieudonné Yebga. Ce dernier semble vouloir troquer son siège de conseiller municipal contre celui de président de la République, au soir du 12 octobre 2025.
Cacophonie persistante
Au sein du parti UNIVERS, dirigé par Prosper Nkou Mvondo, une militante nommée Chantal Adélaïde Tagne Membouet a déclaré sa candidature hier en déposant son dossier à la délégation régionale d’Elecam dans l’Adamaoua. Problème : le président du parti avait déjà déposé celle de Me Akere Muna, qu’il a investi depuis 2024 comme candidat d’UNIVERS à la présidentielle de cette année.
Pour clore cette liste des partis entamant la course à la présidentielle avec un bicéphalisme, il convient de noter qu’au Mouvement Patriote pour un Cameroun Nouveau (MPCN), Shewa David Samuel et Pierre Joseph Yem Eboko veulent chacun représenter le parti à ce scrutin.
Ces multiples candidatures révèlent des fragilités profondes au sein des partis politiques camerounais. Alors que ces formations devraient, en théorie, être les premières à incarner une gestion efficace et cohérente, elles sont plutôt le reflet de conflits internes qui dénotent une gestion déficiente de la gouvernance politique. Cela soulève une question fondamentale : comment ces partis pourront-ils gérer les affaires du pays, si, en interne, ils ne parviennent pas à s’organiser et à désigner des leaders représentatifs et unifiés ? Un passage biblique résume bien cette situation : « Si quelqu’un ne sait pas diriger sa propre maison, comment prendra-t-il soin de l’Église de Dieu ? ». Cette réflexion interpelle sur les enjeux de leadership, d’unité et de stratégie à long terme, tant pour ces partis que pour l’avenir du pays.
Avec Stopblablacam
Dans un paysage médiatique marqué par le mensonge, les fake news, les calomnies et les attaques contre les Evangéliques, le Journal Chrétien se positionne comme le média de la vérité qui propose une information indépendante et fiable, non biaisée par des intérêts d'actionnariat ou publicitaires.
Un service de presse reconnu par l'Etat
Le Journal Chrétien est un service de presse en ligne bénéficiant d’un agrément de la Commission paritaire des publications et agences de presse du Ministère de la Culture. Il est membre du Syndicat de la Presse Indépendante d’Information en Ligne (SPIIL), un syndicat professionnel français créé en afin de défendre les intérêts professionnels des éditeurs de presse en ligne indépendants. Il fait partie des sources d'information officielles de Google actualités dans tous les pays francophones. Dans un paysage médiatique marqué par le mensonge et les fake news et les calomnies, le Journal Chrétien se positionne comme le média de la vérité qui passe l'information au tamis de l'Évangile. Nos journalistes et correspondants essaient de s'approcher de la vérité des faits avec beaucoup d'humilité. Le professionnalisme des experts impliqués dans le Journal Chrétien garantit une procédure de sélection de grande qualité et un suivi des projets très rigoureux.Quand les pasteurs et leurs églises sont victimes de dénonciations calomnieuses, le Journal Chrétien mène des investigations pour rétablir la vérité.
En plus de son activité éditoriale remarquable, le Journal Chrétien est l’éditeur de Bible.audio, une vaste plateforme de ressources bibliques comprenant une vingtaine de traductions bibliques, la Bible audio, la Bible interlinéaire, le comparateur de versions, la concordance biblique, les commentaires bibliques, les dictionnaires bibliques et les lexiques bibliques.
Il dispose également d'une chaîne de télévision chrétienne dénommée Chrétiens TV, qui diffuse ses programmes sur le canal 246 de la Freebox en France. Elle s’adresse à tous ceux qui souhaitent nourrir leur réflexion, leur foi ou simplement découvrir des programmes porteurs de sens et de bienveillance.

