Une nouvelle flottille s’apprête à partir pour Gaza et espère mettre fin au blocus exercé par Israël
par Leonardo Benassatto et Eva Manez
BARCELONE (Reuters) – Des militants pro-palestiniens s’apprêtent à appareiller d’Espagne dimanche avec l’objectif de franchir le blocus naval de Gaza à bord de dizaines de bateaux transportant de l’aide, la plus importante flottille du mouvement à ce jour, et ont appelé les gouvernements à faire pression sur Israël afin d’assurer un succès à leur mission.
L’activiste suédoise Greta Thunberg et la politicienne portugaise Mariana Mortagua font notamment partie des centaines de personnes originaires de 44 pays qui prendront la mer ce weekend pour Gaza dans le cadre de la Global Sumud Flotilla. Sumud signifie « persévérance » en arabe.
Israël a déjà fait échouer de nombreuses tentatives similaires au cours des 15 années de blocus imposé sur l’enclave palestinienne, notamment avec l’abordage d’un navire par ses forces spéciales en 2010, au cours duquel au moins neuf activistes turcs ont été tués.
Selon Saif Abukeshek, l’un des organisateurs du mouvement, la balle est dans le camp des responsables politiques, qui doivent faire pression sur Israël pour qu’il laisse passer la flottille.
« Ils doivent agir pour défendre les droits de l’homme et garantir un passage sûr à cette flottille », a déclaré à Reuters le Palestinien, qui réside en Espagne, jeudi à Barcelone.
En juin, les forces navales israéliennes avaient arraisonné et saisi un bateau battant pavillon britannique transportant Greta Thunberg et l’eurodéputée Rima Hassan. Israël avait qualifié l’opération du navire de propagande en faveur du Hamas.
L’Etat hébreu impose un blocus naval au territoire de Gaza depuis que le Hamas a pris le contrôle de la bande en 2007, affirmant que ce contrôle vise à empêcher les armes d’atteindre le groupe armé.
Pour trois mois à partir du début du mois de mars, Israël a également exercé un blocus sur Gaza par voie terrestre, interdisant l’entrée de l’aide et arguant que le Hamas la détournait.
(Rédigé par Andrei Khalip ; version française Etienne Breban ; édité par Augustin Turpin)
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