Liverpool retirée de la liste du patrimoine mondial de l’Unesco
par Andrew MacAskill
LONDRES (Reuters) – L’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) a retiré mercredi Liverpool de sa prestigieuse liste du patrimoine mondial, de nouvelles constructions ayant entraîné selon elle une « perte irréversible des attributs » du port marchand de la ville anglaise.
Le centre historique et les docks de Liverpool, ville natale des Beatles, ont été inscrits sur la liste du patrimoine mondial en 2004, pour avoir été le témoin du développement de l’un des principaux centres du commerce mondial aux 18e et 19e siècles.
Un projet de construction du nouveau stade du club de football d’Everton sur une partie des anciens docks a été adopté au début de l’année malgré l’opposition des associations de défense de la nature.
Lors d’une session tenue en Chine, le Comité du patrimoine mondial a estimé que les nouvelles structures de la ville « port(ai)ent atteinte à l’authenticité et à l’intégrité du site ».
La maire de Liverpool, Joanne Anderson, a qualifié d' »incompréhensible » ce choix, intervenu une décennie après la dernière visite des représentants de l’Unesco, et espère faire appel de cette décision.
« Je suis extrêmement déçue et préoccupée », a-t-elle déclaré. « Notre site du patrimoine mondial n’a jamais été en meilleur état, ayant bénéficié de centaines de millions de livres d’investissement. »
Liverpool est le troisième site à être rayé de cette prestigieuse liste. La réserve naturelle d’Oman a été retirée en 2007, en raison de braconnages et d’une détérioration des habitations, et la vallée de l’Elbe à Dresde en Allemagne en 2009, en raison de la construction d’un pont à quatre voies sur le fleuve.
Le classement au patrimoine permet aux sites historiques d’avoir accès aux fonds de conservation des Nations unies et de figurer dans les guides touristiques dans le monde entier.
(Reportage Andrew MacAskill; version française Dagmarah Mackos; édité par Jean-Michel Bélot)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.



