Les Etats-Unis et leurs alliés du G7 vont retirer à la Russie ses avantages commerciaux
Les Etats-Unis, de même que leurs alliés du G7 et l’Union européenne, vont retirer vendredi à la Russie son statut de partenaire commercial privilégié du fait de l’invasion de l’Ukraine, une décision qui ouvre la voie à des droits de douane sur un éventail de produits russes, a appris Reuters de personnes au fait de la question.
D’après l’une des sources, le président américain Joe Biden effectuera une annonce à 10h15 (15h15 GMT) depuis la Maison blanche.
La Maison blanche a indiqué que Joe Biden allait annoncer des mesures pour « continuer de tenir la Russie pour responsable de sa guerre non-provoquée et injustifiée en Ukraine », sans donner davantage de précisions.
Priver la Russie de ce statut de partenaire commercial privilégié ouvre la voie à l’imposition par les Etats-Unis et leurs alliés de taxes douanières sur de nombreux produits russes, ce qui accentuerait la pression sur une économie russe déjà en route vers une « profonde récession » cette année selon les projections du Fonds monétaire international (FMI).
Il s’agit d’une nouvelle mesure s’inscrivant dans les efforts de Washington et de ses alliés pour faire pression sur le président russe Vladimir Poutine afin que celui-ci mette fin à un conflit sans précédent en Europe depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale.
Selon deux des sources, chaque pays doit mettre en oeuvre le changement de statut commercial de la Russie via ses propres procédures nationales.
Aux Etats-Unis, retirer à la Russie son statut de partenaire commercial « normal » doit faire l’objet d’un vote au Congrès, mais les parlementaires, démocrates comme républicains, ont déjà exprimé leur soutien à une telle démarche, ont déclaré deux représentants américains.
Les Occidentaux ont imposé un éventail de sanctions d’une ampleur inédite contre la Russie depuis l’invasion de l’Ukraine, le 24 février, avec l’objectif d’isoler Moscou et de provoquer la chute de l’économie russe.
(Reportage Steve Holland et Andrea Shalal; version française Jean Terzian)
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