Le Kosovo renforce les contrôles à sa frontière avec la Serbie
PRISTINA (Reuters) – Le Kosovo a renforcé les contrôles le long de sa frontière avec la Serbie à la suite de l’arrestation de trois de ses policiers par les forces serbes, a déclaré jeudi le Premier ministre Albin Kurti, qui a exigé leur libération immédiate.
Belgrade et Pristina ont situé l’arrestation des trois policiers dans des lieux différents et s’accusent mutuellement d’avoir franchi la frontière illégalement.
Cet incident est le dernier d’une série qui entraîné une montée des tensions entre les deux pays.
Une longue file de camions s’étendait jeudi matin au poste frontière de Merdare, le principal point de passage entre le Kosovo et la Serbie, après la décision du Kosovo d’interdire aux camions portant des plaques d’immatriculation serbes et aux marchandises serbes d’entrer sur son territoire.
Un journaliste de Reuters a vu de petits véhicules portant des plaques d’immatriculation serbes franchir la frontière, alors que le gouvernement avait annoncé qu’il interdirait l’accès à tous les véhicules, y compris les voitures.
« En raison des problèmes de sécurité, les contrôles frontaliers avec la Serbie ont été immédiatement renforcés », a déclaré Albin Kurti lors d’une conférence de presse jeudi.
« Nous demandons la libération immédiate des trois policiers enlevés et appelons la communauté internationale à condamner l’acte d’agression de la Serbie », a ajouté Albin Kurti.
Le président serbe Aleksandar Vucic a rencontré les ambassadeurs des États-Unis, de l’Italie, de la France, de l’Allemagne et de la Grande-Bretagne, un groupe de pays également désignés sous le nom de Quint.
« J’ai parlé aux représentants de l’UE et du groupe Quint. Je leur ai demandé de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour empêcher (Albin) Kurti d’initier une nouvelle guerre dans les Balkans », a écrit Aleksandar Vucic sur son compte Instagram après la réunion.
(Reportage Fatos Bytyci à Pristina et Ivana Sekularac à Belgrade, version française Augustin Turpin, édité par Kate Entringer)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.



