Le chef de la diplomatie iranienne rencontre Poutine, Israël mène des frappes dans l’est du Liban
27 avril (Reuters) – Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araqchi est en Russie lundi où il a rencontré le président russe Vladimir Poutine alors que les pourparlers entre Téhéran et Washington pour mettre fin au conflit qui secoue le Moyen-Orient sont au point mort.
Au Liban, la trêve entre Israël et le Hezbollah demeure très fragile. L’armée israélienne a indiqué lundi avoir lancé des frappes dans l’est du pays, étendant ainsi sa campagne de bombardements malgré le cessez-le-feu.
Un porte-parole de l’armée israélienne a déclaré que les frappes visaient désormais les infrastructures du Hezbollah dans la vallée de la Bekaa ainsi que dans des zones du sud du Liban. Selon des sources sécuritaires à Reuters, des frappes ont touché les environs de la ville de Nabi Chit, près de la frontière syrienne.
Dimanche, au moins 14 personnes, dont deux enfants et deux femmes, ont été tuées dans des frappes israéliennes dans le sud du Liban, a rapporté le ministère libanais de la Santé.
Au cours du week-end, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araqchi a fait la navette entre le Pakistan et Oman, deux pays médiateurs dans la guerre au Moyen-Orient, avant de se rendre lundi en Russie.
D’après des sources iraniennes de haut rang, le chef de la diplomatie iranienne a présenté à Islamabad une proposition prévoyant des négociations par étapes.
Une première étape exigerait la fin de la guerre américano-israélienne contre l’Iran et des garanties empêchant Washington de redémarrer le conflit. Les négociateurs s’attaqueraient ensuite au blocus maritime américain visant l’Iran et au sort du détroit d’Ormuz, que Téhéran souhaite rouvrir sous son contrôle.
Ce n’est qu’ensuite que les discussions aborderaient d’autres questions, notamment le programme nucléaire iranien – principal point d’achoppement entre l’Iran et les Etats-Unis.
Le président américain Donald Trump a déclaré dimanche que les dirigeants iraniens pouvaient l’appeler s’ils souhaitaient négocier la fin du conflit.
« S’ils veulent discuter, ils peuvent venir nous voir ou nous appeler. Vous savez, il y a le téléphone. Nous disposons de lignes sécurisées », a-t-il dit sur Fox News.
« Ils savent ce que doit contenir l’accord. C’est très simple : ils ne peuvent pas posséder d’arme nucléaire ; sinon, il n’y a aucune raison de se rencontrer », a ajouté le président américain qui a annulé samedi la visite à Islamabad de ses émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner.
Des sources pakistanaises ont indiqué lundi que les efforts de médiations se poursuivaient à distance, et qu’il n’était pas prévu d’organiser une réunion en personne tant que les parties ne seraient pas suffisamment proches d’un accord pour signer un protocole.
« Le projet sera négocié à distance jusqu’à ce qu’un consensus soit atteint », a déclaré une source pakistanaise proche des négociations.
Le POINT SUR le conflit au Moyen-Orient
LES DERNIERS DÉVELOPPEMENTS (heure de Paris)
14h57 – La Russie fera tout ce qui est dans l’intérêt de l’Iran et des autres pays de la région, selon des propos de Vladimir Poutine rapportés par l’agence RIA. Le président russe rencontre à Moscou le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araqchi.
Les relations entre la Russie et l’Iran constituent un partenariat stratégique qui continuera de se renforcer, déclare le chef de la diplomatie iranienne, d’après RIA.
14h48 – Les cours du brut progressent faute d’avancées dans les négociations entre Washington et Téhéran et alors que le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz reste très limité.
Le baril de Brent progresse de 1,7% à 107,13 dollars, celui du brut léger américain (WTI) gagne 1,9% à 96,22 dollars.
13h33 – Au moins sept navires ont traversé le détroit d’Ormuz au cours des dernières 24 heures, montrent des données maritimes de Kpler et une analyse satellite distincte réalisée par les spécialistes en analyse de données de SynMax.
Parmi ces navires figurent notamment des bateaux en provenance de ports irakiens et un vraquier en provenance d’un port iranien, révèlent les données.
13h32 – L’armée israélienne dit avoir commencé à frapper des sites d’infrastructure du Hezbollah dans la plaine de la Bekaa, au Liban, ainsi que dans d’autres zones du sud du pays.
13h08 – Le chancelier allemand Friedrich Merz dit ne pas voir quelle stratégie de sortie les États-Unis ont adopté dans leur guerre contre l’Iran.
Il avertit qu' »une nation entière est humiliée par les dirigeants iraniens, en particulier par ces soi-disant Gardiens de la révolution ».
S’adressant à des étudiants à Marsberg, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, le chancelier déclare que les Iraniens « négocient manifestement avec beaucoup d’habileté » et sont « clairement plus forts qu’on ne le pensait ».
Il insiste également pour que le conflit soit réglé le plus rapidement possible en raison de son impact direct sur l’économie allemande.
11h38 – La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, déclare qu’il est trop tôt pour lever les sanctions imposées à l’Iran.
« Nous estimons qu’il serait prématuré de lever les sanctions », dit-elle à Berlin lors d’une réunion du parti conservateur CDU et de son parti frère bavarois, la CSU.
Elle ajoute que les sanctions ont été mises en place en raison de la répression exercée par l’Iran à l’encontre de sa propre population, et qu’un « changement fondamental » devait être observé avant tout levée de sanctions.
11h32 – Le Premier ministre britannique Keir Starmer annonce la présence mardi de représentants de la Banque d’Angleterre à une réunion du comité gouvernemental de crise consacrée aux répercussions de la guerre.
« Je dois être franc avec vous au sujet de l’Iran, car la vérité est que les conséquences économiques pourraient encore se faire sentir pendant un certain temps », dit-il devant des membres syndicaux.
08h15 – Le constructeur naval sud-coréen Hanwha Ocean dit que l’incertitude quant à la demande de navires commerciaux grandit en raison du conflit au Moyen-Orient.
La demande de porte-conteneurs devrait baisser alors que les inquiétudes s’intensifient concernant l’inflation et le ralentissement de la croissance économique mondiale dans le contexte de la guerre, déclare la société.
Elle souligne qu’à long terme, la demande de navires commerciaux devrait augmenter, les pays cherchant à diversifier leurs approvisionnements en pétrole brut.
07h30 – La compagnie aérienne Transavia, filiale du groupe Air France-KLM, annonce dans un communiqué l’annulation de plusieurs vols prévus aux mois de mai et juin en raison « du contexte géopolitique actuel au Moyen-Orient et de ses répercussions sur le prix du carburant d’aviation ».
06h46 – Des sirènes alertant contre des infiltrations d’avions hostiles ont retenti dans le nord d’Israël, rapporte l’armée israélienne.
06h21 – La réunion avec le président russe Vladimir Poutine est une bonne opportunité pour discuter des développements de la guerre au Moyen-Orient, dit Abbas Araqchi à son arrivée à Saint-Pétersbourg, cité par la presse officielle iranienne.
Le ministre iranien des Affaires étrangères déclare également que les discussions qu’il a eues au Pakistan récemment ont permis d’examiner les conditions nécessaires à une reprise des négociations entre Téhéran et Washington, selon les propos rapportés par l’agence Irna.
Par ailleurs, indique-t-il, Iran et Oman sont convenus de poursuivre, à niveau d’experts, les consultations à propos du détroit d’Ormuz.
04h18 – Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, est arrivé en Russie pour des discussions avec le président Vladimir Poutine, rapporte la presse officielle iranienne.
03h02 – D’après le site d’information Axios, qui cite un représentant américain et deux sources informées, l’Iran a transmis via le Pakistan aux Etats-Unis une nouvelle proposition pour la réouverture du détroit d’Ormuz et la fin de la guerre.
Les négociations sur le nucléaire iranien se dérouleraient ultérieurement, ajoute-t-on de même source.
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Le DIRECT de la journée de dimanche
(Reportage de Reuters, rédigé par le bureau de Paris)
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