La Chine cible deux banques de l’Union européenne en représailles aux sanctions liées à la Russie
par Liz Lee
PEKIN (Reuters) – La Chine a pris des mesures contre deux banques de l’Union européenne (UE) en représailles au placement de deux institutions financières chinoises sur une liste de sanctions européennes liées à la Russie, a annoncé mercredi le ministre chinois du Commerce.
Ces contre-mesures, avec effet immédiat, interdisent aux banques lithuaniennes UAB Urbo Bankas et AB Mano Bankas de conduire des transactions et d’échanger avec des organismes ou des particuliers en Chine, a ajouté le ministère dans un communiqué.
« Nous espérons que l’UE chérira les bonnes relations de coopération à long terme formées entre la Chine et l’UE et ses Etats membres dans les domaines de l’économie, du commerce et de la finance », a-t-il déclaré dans un communiqué distinct, appelant également l’Union européenne à « corriger ses méfaits » et à cesser de pénaliser les intérêts de la Chine et de fragiliser la coopération Chine-UE.
Les sanctions européennes contre la Heihe Rural Commercial Bank et la Heilongjiang Suifenhe Rural Commercial Bank sont entrées en vigueur le 9 août, selon le document du ministère.
La décision de l’UE d’ajouter des sociétés chinoises à son train de sanctions contre la Russie en juillet est devenue un sujet de litige alors que les relations entre le continent et la deuxième économie mondiale restent houleuses.
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a déclaré que les relations commerciales entre les deux partenaires avaient atteint « un clair point d’inflexion » après un sommet à Pékin le mois dernier avec les dirigeants chinois.
Les discussions ont porté sur les sujets commerciaux, mais à cette occasion Bruxelles a aussi exhorté la Chine à décourager la Russie de poursuivre sa guerre contre l’Ukraine.
La Chine, qui entretient un partenariat « sans limite » avec la Russie, reste depuis le début du conflit sur la même ligne, plaidant pour un règlement politique de la crise ukrainienne.
(Liz Lee et le bureau de Pékin: version française Gilles Guillaume, édité par Blandine Hénault)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.


