Hong Kong: Quatorze activistes pro-démocratie jugés coupables de subversion
par Jessie Pang et James Pomfret
HONG KONG (Reuters) – Quatorze activistes pro-démocratie à Hong Kong ont été jugés jeudi coupables de subversion, tandis que deux autres prévenus ont été acquittés, dans le cadre d’un procès de premier plan dont des détracteurs craignent qu’il marque un nouveau revers pour les libertés et la réputation du pôle financier mondial.
Il s’agit du plus important procès jamais organisé à l’encontre de l’opposition pro-démocratie à Hong Kong, où la Chine a imposé une stricte loi de sécurité nationale à la suite des vastes manifestations anti-gouvernementales de 2019. L’exécutif local a renforcé cette loi plus tôt cette année.
Les peines seront prononcées lors d’une audience ultérieure. Les 14 personnes reconnues coupables risquent la prison à perpétuité.
Ce verdict survient plus de trois ans après que la police a arrêté 47 membres de l’opposition démocrate dans le cadre d’une vague de perquisitions simultanées à travers le territoire. Ces personnes ont ensuite été inculpées de « complot de subversion » en vertu de la loi de sécurité nationale.
Trente-et-une des 47 personnes arrêtées avaient plaidé coupable des accusations les visant. Quatre d’entre elles étaient devenues depuis lors des témoins de l’accusation.
La plupart des accusés se trouvent en détention depuis février 2021, soit plus de 1.000 jours.
Plusieurs pays, dont les Etats-Unis, ont dénoncé par le passé un procès aux motivations politiques, appelant à la libération immédiate des accusés.
Un important dispositif de sécurité était en place jeudi autour de la Haute cour de justice, où se déroulait l’audience et où étaient attendus notamment des diplomates américains, britanniques et européens.
Certains partisans avaient patienté à proximité durant la nuit pour tenter de s’assurer une place dans la salle d’audience. « C’est une étape critique et un moment historique » pour Hong Kong, a déclaré Chiu, homme âgé de 35 ayant refusé de donner son identité complète. Les activistes pro-démocratie « se sont tous battus pour eux-mêmes et pour le peuple hongkongais, dans l’espoir de faire changer les choses », a-t-il ajouté.
UNE MENACE DE « CRISE CONSTITUTIONNELLE », SELON LES JUGES
L' »affaire des 47″, comme elle a été surnommée, est liée à un vote officieux de présélection organisé par l’opposition pro-démocratie, en juillet 2020, que les procureurs ont dénoncé comme un « complot vicieux » destiné à paralyser le gouvernement.
Dans les rangs pro-démocratie, on assure qu’il s’agissait uniquement d’une tentative pour déterminer les meilleurs candidats en vue d’un scrutin dans le territoire, dans le but de remporter une majorité historique au parlement local.
Les juges Andrew Chan, Alex Lee et Johnny Chan ont écrit dans leur décision jeudi que les prévenus auraient, en cas de succès de leur « complot », provoqué une « crise constitutionnelle » à Hong Kong avec pour conséquences « de graves interférences et nuisances » dans le fonctionnement du gouvernement.
On ne savait pas dans l’immédiat si des appels allaient être interjetés, alors que l’audience devait se poursuivre dans l’après-midi.
Parmi les accusés jugés coupables figurent trois anciens élus pro-démocratie, dont Leung Kwok-hung, 68 ans, le plus âgé des 16 prévenus. L’avocat Lawrence Lau et le travailleur social Lee Yue-shun ont été acquittés.
Depuis l’entrée en vigueur de la loi de sécurité nationale en 2020, les autorités hongkongaises ont arrêté de nombreux activistes pro-démocratie, tandis que des médias libéraux et des ONG ont cessé leurs activités.
Les détracteurs de la loi dénoncent une violation des libertés garanties lors de la rétrocession de Hong Kong à la Chine, en 1997. Pékin juge les mesures nécessaires pour ramener la stabilité dans le territoire après les manifestations de 2019 et assure respecter les droits civiques.
(James Pomfret et Jessie Pang; version française Jean Terzian)
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