Chine: La Nouvelle-Zélande s’inquiète de l’interdiction d’entrée de ses députés après un voyage à Taïwan
SYDNEY, 4 juin (Reuters) – La Nouvelle-Zélande a annoncé jeudi qu’elle ferait part de ses préoccupations à Pékin après que quatre de ses parlementaires se sont vu refuser l’entrée sur le territoire chinois, à Hong Kong et à Macao, en représailles à une visite à Taïwan le mois dernier.
Les députés néo-zélandais se rendent à Taïwan depuis des décennies sans incident, a indiqué un porte-parole du ministre des Affaires étrangères Winston Peters, ajoutant que le ministre avait été surpris par la décision de Pékin d’imposer, pour la première fois, des restrictions de voyage à des parlementaires néo-zélandais en raison d’une visite à Taïwan.
Le ministère taïwanais des Affaires étrangères a condamné des mesures de « rétorsion », affirmant que Pékin n’avait pas le droit de s’ingérer dans les relations de Taipei avec ses partenaires internationaux.
La Nouvelle-Zélande et la Chine ont entretenu des relations relativement stables ces dernières années, malgré des critiques croissantes de Wellington concernant l’influence grandissante de Pékin dans le Pacifique.
Dans un communiqué publié sur son site internet, un porte-parole de l’ambassade de Chine en Nouvelle-Zélande a déclaré que Pékin s’était toujours opposé aux visites à Taïwan de parlementaires de pays ayant des relations diplomatiques avec la Chine, ajoutant que la Nouvelle-Zélande ne devrait pas être surprise par cette décision.
L’interdiction, d’une durée d’un an, vise trois députés de la coalition gouvernementale, Laura McClure, David Wilson et Maureen Pugh, ainsi que le député travailliste de l’opposition Duncan Webb.
Pékin aurait indiqué que la mesure pourrait être réduite ou levée si les parlementaires présentaient des excuses pour leur voyage.
Un responsable du Parlement néo-zélandais a confirmé une réunion avec des représentants de l’ambassade de Chine, mais n’a pas divulgué de détails.
(Renju Jose, avec la contribution de Ben Blanchard et Ryan Woo, version française, Elena Smirnova, édité par Augustin Turpin)
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