En RDC, l’armée s’engage à gagner la guerre contre les rébellions à l’est du pays
Face à l’avancement des rébellions dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), l’armée gouvernementale du pays s’est engagée à remporter la victoire pour protéger les habitants locaux et résoudre la crise sécuritaire.
« Les défis sont nombreux face à nos militaires et nous avons un seul message pour cette population : nous allons gagner cette guerre », a déclaré à Xinhua le général Jacques Ychaligonza Nduru, le chef d’état-major général adjoint des Forces armées de la RDC, depuis le village de Cantine dans la province du Nord-Kivu (est), où une centaine de villageois ont été tués en juin dernier par les combattants des Forces démocratiques alliées (ADF).
« Nous sommes conscients de l’inquiétude de la population face à cette situation qui nous dérange particulièrement en tant qu’armée ayant la de protéger les citoyens et leurs biens », a confié le général Nduru, qui s’est rendu à Beni pour rassurer la population.
« Faites-nous confiance, faites confiance à votre armée », a-t-il souligné. En parallèle de la crise des ADF, l’avancée de la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23) a aggrave la situation déjà précaire de la population.
Cet autre mouvement rebelle a réussi à s’emparer de plusieurs agglomérations depuis juin dernier dans le territoire de Lubero, toujours dans le Nord-Kivu. Interrogées par Xinhua quant à une possible complicité entre le M23 et les ADF, les autorités militaires dans la zone répondent qu’aucune confirmation des services compétents n’a été donnée, tout en pertinent des éléments allant dans ce sens.
« Au moment où nous faisons face à l’avancée des rebelles du M23 dans le territoire de Lubero vers Kanyabayonga, les ADF qui n’ont jamais attaqué dans le Lubero s’en prennent aux civils.
Ça pose beaucoup de questions sur le timing de ces attaques », a souligné un responsable militaire engagé dans les opérations. Mercredi, sous la médiation du président angolais Joao Lourenço, les ministres des Affaires étrangères de la RDC, de l’Angola et du Rwanda « se sont accordés, lors d’une réunion ministérielle, sur un cessez-le-feu entre les partis en conflit à l’est de la RDC », qui entrera en vigueur le dimanche 4 août 2024 à minuit, sans préciser les belligérants impliqués.
Ce cessez-le-feu, dont le contenu reste non encore explicite, intervient suite à une trêve humanitaire décrétée entre les militaires congolais et le M23, qui se terminera à 23H59, heure locale, le 3 août.
Alors que la communauté internationale, dont le Conseil de sécurité de l’ONU, appelle à une solution politique concernant la crise du M23, les autorités de la RDC ont exclu toute négociation, sauf dans le cadre du processus de Luanda.
« Nous restons fermes sur notre position que toute discussion aura lieu dans le cadre du processus de paix de Luanda »,initié par le président angolais, a souligné en juillet dernier la ministre congolaise des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, répondante à la question concernant un dialogue entre la RDC et le Rwanda.
Les ADF ont été fondées dans les années 1990 par plusieurs mouvements d’opposition au président Yoweri Museveni, en Ouganda. Vaincus par l’armée ougandaise, ces rebelles se sont repliés dans l’est de la RDC où ils sont actifs depuis, ce qui a engendré fin 2021 des opérations conjointes des armées congolaise et ougandaise pour éliminer ce groupe aujourd’hui affilié, depuis 2017 , à l’État islamique.
Depuis 2016, les militaires congolais ont déployé ses hommes dans le maquis du territoire de Beni, où est situé le village de Cantine, pour traquer les ADF, qui ont également été visés par une brigade spéciale composée des Casques bleus tanzaniens, malawites et sud- africains.
En dépit de ces opérations, les ADF ont intensifié leurs attaques contre les civils et les positions militaires depuis janvier 2024, et s’approchent des agglomérations jadis sécurisées en juin dernier, malgré le démarrage de l’opération dite « Cheng Gong » entre les militaires congolais et la MONUSCO en RDC.
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.


