Promotion des langues officielles dans les administrations : réalité ou mythe ?
C’est pour s’enquérir des faits que la commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme multiplie depuis hier des descentes sur le terrain.
Première étape les administrations décentralisées. Hier ce sont les services du gouverneur du littoral qui ont accueilli la délégation de CNPBM. Occasion de toucher du doigt l’implémentation de la loi portant sur la promotion des langues officielles dans cette administration.
A Yaoundé, le même exercice auprès des services du gouverneur du Centre a permis de constater que » le message du chef de l’État est entendu et il faut l’appliquer » a estimé l’Abbe Jean Marie Bodo, chef de délégation dela commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme.
» Nous venons inciter l’application de ce message afin qu’il n’y ait pas de frustrations » a- t-il ajouté au terme d’une séance de travail dans les locaux du gouverneur de la région du Centre, invitant » au respect de la loi sur l’usage de l’anglais et du français dans tous les domaines de l’administration ». A ce niveau, la commission a invité les administrations a recruter des traducteurs pour » une meilleure l’applicabilité des textes prévues par la loi en matière ».
Outre les descentes dans les différentes administrations décentralisées de l’État, la commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme va aussi organiser des colloques et des rencontres avec les autorités religieuses et traditionnelles. Objectif contrecarrer le discours haineux depuis peu très présent sur les réseaux sociaux.
Pour juguler la marginalisation dont la minorité linguistique anglophone des régions du Nord Ouest et du Sud Ouest dit être l’objet, le Chef de l’État a mis sur pied un organisme : la commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme. Sa principale mission est d’oeuvrer pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme au Cameroun.
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