Michelle Bachelet, Rafael Grossi, Rebeca Grynspan et Macky Sall candidats à l’ONU
La Chilienne Michelle Bachelet, l’Argentin Rafael Grossi, la Costaricaine Rebeca Grynspan et le Sénégalais Macky Sall sont actuellement tous quatre candidats au poste de secrétaire général des Nations Unies pour un mandat de cinq ans qui débutera le 1er janvier 2027 et qui peut être prolongé de cinq ans supplémentaires.

Le président sénégalais Macky Sall à Kigali, au Rwanda. /Photo prise le 18 décembre 2023/REUTERS/Jean Bizimana
Les quatre candidats actuellement en lice pour devenir le prochain secrétaire général des Nations unies vont passer l’épreuve des dialogues interactifs mardi et mercredi afin de défendre leur vision pour reprendre à compter de début 2027 les rênes d’une organisation internationale en crise profonde.
La Chilienne Michelle Bachelet, l’Argentin Rafael Grossi, la Costaricaine Rebeca Grynspan et le Sénégalais Macky Sall sont actuellement tous quatre candidats pour succéder au secrétaire général sortant, le Portugais Antonio Guterres, pour un mandat de cinq ans qui débutera le 1er janvier 2027 et qui peut être prolongé de cinq ans supplémentaires.

La Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet à Genève, en Suisse. /Photo prise le 25 août 2022/REUTERS/Pierre Albouy
Michelle Bachelet et Rafael Grossi seront les premiers à se être auditionnés mardi au siège de l’Onu à New York, suivis mercredi par Rebeca Grynspan et Macky Sall.
Ces dialogues interactifs, menés par les États membres et les représentants de la société civile, doivent durer près de trois heures et seront retransmis en direct.
La course à la tête des Nations unies a officiellement débuté le 25 novembre lorsque la Sierra Leone, alors présidente du Conseil de sécurité de l’Onu composé de 15 membres, et Annalena Baerbock, présidente de l’Assemblée générale composée de 193 membres, ont envoyé une lettre conjointe sollicitant des candidatures.

Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, s’exprime lors d’une conférence de presse à Séoul, en Corée du Sud. /Photo prise le 15 avril 2026/REUTERS/Kim Hong-Ji
Le poste de secrétaire général de l’Onu est traditionnellement attribué à tour de rôle aux différentes régions, bien que lorsque le Portugais Antonio Guterres a été élu en 2016, c’était au tour de l’Europe de l’Est. La prochaine région sur la liste est l’Amérique latine.
Un candidat doit être désigné par un État membre de l’Onu. Une règle tacite veut qu’un secrétaire général ne soit jamais issu des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’Onu, à savoir la Grande-Bretagne, la Chine, la France, la Russie et les États-Unis, afin d’éviter une concentration excessive du pouvoir.
Il y a actuellement beaucoup moins de candidats à ce poste qu’en 2016, lorsqu’Antonio Guterres avait été choisi parmi 13 candidats dont sept femmes, bien que d’autres pourraient se joindre à la course dans les mois à venir pour devenir le (ou la) 10e secrétaire général(e) des Nations unies
Aucune femme n’a jamais été désignée secrétaire générale au cours des 80 ans d(histoire de l’Onu, malgré les appels de plus en plus pressants pour mettre fin à cette anomalie.
Le prochain dirigeant de l’Onu aura la lourde tâche de redynamiser une organisation en crise, dont le prestige s’est considérablement affaibli ces dernières années.
Les grandes puissances, tout en bafouant de plus en plus les normes de l’ordre international établies de longue date, ont exhorté l’Onu à se réformer, à réduire ses coûts et à prouver sa pertinence.
BESOIN D’UNE « VISION PROACTIVE »
« Le besoin d’un secrétaire général prêt à défendre une vision claire et proactive de l’Onu en matière de rétablissement de la paix et de gestion des crises n’a jamais été aussi urgent », a récemment écrit Daniel Forti, de l’International Crisis Group.
« Si les candidats et les États membres laissent passer cette occasion, il ne restera peut-être plus grand-chose de l’Onu à défendre », a-t-il ajouté.
Michelle Bachelet, âgée de 74 ans, a été deux fois présidente du Chili et ancienne Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme.
En mars, son propre pays a retiré son soutien à sa candidature après un virage à droite des autorités, mais elle conserve le soutien du Brésil et du Mexique.
Michelle Bachelet a essuyé les critiques des conservateurs américains pour ses opinions en faveur du droit à l’avortement et, ce mois-ci, l’envoyé de Washington auprès de l’Onu a semblé torpiller sa candidature en déclarant qu’il partageait les inquiétudes quant à son aptitude à occuper ce poste.
Rafael Grossi, diplomate de carrière âgé de 65 ans et père de huit enfants, qui parle anglais, espagnol, français et italien, dirige l’agence de surveillance nucléaire de l’Onu depuis six ans.
Dans sa déclaration de vision, Rafael Grossi a déclaré que « même en période de division, les institutions multilatérales peuvent avoir un impact réel et positif ».
Rebeca Grynspan, 70 ans, ancienne vice-présidente du Costa Rica qui dirige la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), se présente comme une multilatéraliste réformatrice qui croit depuis toujours aux engagements de l’Onu en faveur de la paix, du développement et des droits de l’Homme, et qui a lutté contre les barrières de genre.
« Je n’attends pas de traitement de faveur. Je veux l’égalité de traitement », a-t-elle déclaré à Reuters.
Macky Sall, 64 ans, ancien président du Sénégal de 2012 à 2024, est géologue de formation et issu d’une famille modeste.
D’un ton posé et plus à l’aise en français qu’en anglais, il s’est fait le champion du développement africain et du soutien aux pays surendettés. « Plus que jamais, un multilatéralisme réinventé reste le meilleur moyen de répondre aux défis d’un monde en pleine mutation », a-t-il écrit sur X en octobre dernier.
(Rédigé par David Brunnstrom à Washington et Emma Farge et Olivia Le Poidevin à Genève ; version française Coralie Lamarque, édité par Benoit Van Overstraeten)
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