Vingt marins du porte-avions CDG toujours hospitalisés
Une vingtaine de marins du groupe aéronaval constitué autour du porte-avions Charles-de-Gaulle contaminés par le coronavirus sont toujours hospitalisés mais, à l’exception de l’un d’entre eux placé en réanimation, leur état n’inspire pas d’inquiétude, a indiqué jeudi le porte-parole de la Marine nationale.
« A ce jour, la plupart des marins n’inspirent aucune inquiétude », a déclaré le capitaine de vaisseau Eric Lavault sur BFM TV. « Une vingtaine de marins sont hospitalisés et parmi cette vingtaine de marins, un est en réanimation ».
Le dernier bilan du ministère des Armées avait fait état mercredi soir de 31 marins hospitalisés à l’hôpital d’instruction des armées Sainte-Anne de Toulon (sud), dont un en réanimation.
Au total, plus d’un tiers des marins du groupe aéronaval constitué autour du porte-avions (668) ont été testés positifs au Covid-19 depuis le retour du Charles-de-Gaulle en France dimanche – retour anticipé provoqué par la découverte à bord de cas présumés de COVID-19.
A ce stade, l’origine de la contamination n’est pas encore connue et une enquête a été ouverte mais la gestion de la crise commence d’ores et déjà à être mise en cause par plusieurs témoignages de marins.
« L’armée a joué avec notre santé, notre vie », a ainsi déclaré sous couvert d’anonymat un de membres d’équipage, atteint par le coronavirus, sur l’antenne de France Bleu Provence.
Selon lui, le commandant du porte-avions aurait proposé d’interrompre la mission quand le Charles-de-Gaulle était en escale à Brest, entre le 13 et 16 mars, au moment où plusieurs marins présentaient déjà les symptômes du virus, mais cette proposition aurait été refusée par le ministère des Armées.
Ce dernier renvoie à l’enquête ordonnée par le chef d’état-major de la Marine, l’amiral Christophe Prazuck, qui sera chargée de « tirer tous les enseignements de la gestion de l’épidémie au sein du groupe aéronaval ».
Une audition en visioconférence de la ministre des Armées Florence Parly est par ailleurs programmée vendredi à 16h devant les députés de la commission de la défense nationale et des forces armées de l’Assemblée nationale.
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