Le pétrolier russe chargé de brut est arrivé à Cuba
30 mars (Reuters) – Le pétrolier russe Anatoly Kolodkine est arrivé à Cuba avec une cargaison de brut, en dépit du blocus américain sur les livraisons de carburants, afin d’aider le régime communiste face aux ruptures d’approvisionnement liées notamment à la fin des exportations de pétrole vénézuéliennes, a annoncé lundi le ministère russe des Transports.
Le navire, qui est sous le coup de sanctions américaines, attendait de décharger sa cargaison au port de Matanzas, dans le nord-ouest de l’île, ajoute-t-il.
« Le sujet avait été évoqué en amont lors de contacts avec nos partenaires américains », a précisé lundi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.
De fait, Donald Trump a donné dimanche soir le signal d’un assouplissement de l’embargo américain sur Cuba en déclarant qu’il ne voyait « aucun problème » dans le fait qu’un pays achemine du pétrole vers l’île – que ce soit la Russie ou un autre, a-t-il dit à des journalistes à bord de l’avion présidentiel Air Force One le ramenant à Washington.
Jusqu’à présent, le président américain avait bloqué toutes les livraisons de pétrole vers Cuba – notamment en provenance du Venezuela à la suite de l’intervention militaire américaine à Caracas début janvier lors de laquelle le président vénézuélien Nicolas Maduro a été capturé.
La crise économique sur l’île caribéenne, qui compte dix millions d’habitants, a été amplifiée par l’embargo sur le pétrole imposé par l’administration Trump, qui a également menacé par le passé d’instaurer des droits de douane contre tout pays qui vendrait du brut à Cuba.
La Havane a dit n’avoir plus reçu de pétrole depuis trois mois, indiquant n’avoir d’autre choix que de mettre en place des restrictions ayant mis l’économie à l’arrêt.
Donald Trump a répété par le passé sa volonté de s' »occuper » de Cuba, déclarant plus tôt ce mois-ci qu’il aurait l' »honneur » de prendre le « contrôle » de l’île d’une manière ou d’une autre, ajoutant pouvoir faire tout ce qu’il voulait.
A la suite de l’opération militaire au Venezuela, le président américain avait prévenu La Havane de conclure un accord « avant qu’il ne soit trop tard ». Des négociations destinées à améliorer les relations bilatérales ont été ouvertes.
(Steve Holland à bord d’Air Force One, avec Dave Sherwood à La Havane, Daniel Trotta, Marianna Parraga; version française Jean Terzian et Sophie Louet, édité par Benoit Van Overstraeten)
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