L’Opep+ approuve une hausse théorique de ses quotas sur fond de guerre au Moyen-Orient
par Olesya Astakhova et Alex Lawler et Ahmad Ghaddar
MOSCOU/LONDRES, 5 avril (Reuters) – L’Opep+ est convenue dimanche d’augmenter sa production de 206.000 barils par jour pour le mois de mai, ont déclaré trois sources au fait des discussions préalables à une réunion de l’organisation, une hausse toute théorique alors que ses Etats membres réduisent leurs pompages en raison de la guerre au Moyen-Orient.
Cette hausse signale toutefois que les pays membres seront prêts à relever leur production dès la réouverture au trafic du détroit d’Ormuz, paralysé par l’Iran depuis plus d’un mois, ont déclaré quatre sources à l’Opep+.
La fermeture de facto du bras maritime stratégique, par où transite 20% du pétrole mondial, a fait chuter les exportations de pays membres comme l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Koweït et l’Irak, les seuls capables d’augmenter leur production avant même le début des hostilités le 28 février.
La Russie, autre pilier du cartel, voit ses capacités limitées par les sanctions occidentales et les dommages aux infrastructures causés par la guerre contre l’Ukraine.
Dans la région du Golfe, les dégâts provoqués par les frappes iraniennes sont sévères. Des responsables soulignent que dans l’hypothèse d’un arrêt des hostilités et d’une réouverture d’Ormuz, il faudra des mois pour relancer les opérations et retrouver les niveaux de production d’avant-guerre.
Lors de sa dernière réunion le 1er mars, au lendemain des premières frappes israélo-américaines contre l’Iran, l’Opep+ avait déjà entériné une modeste hausse de production de 206.000 barils par jour pour le mois d’avril.
Un mois plus tard, la guerre a provoqué une pénurie de brut historique en retirant du marché pétrolier 12 à 15 millions de barils par jour, soit jusqu’à 15% de la consommation mondiale.
Les cours du pétrole ont grimpé à leur plus haut niveau depuis quatre ans, à près de 120 dollars le baril. Ils pourraient dépasser les 150 dollars le baril à la mi-mai si le détroit d’Ormuz reste bloqué, a averti jeudi la banque JP Morgan.
(Jean-Stéphane Brosse pour la version française)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

