La réforme des retraites au Sénat, l’exécutif compte sur la droite
PARIS (Reuters) – Le Sénat se penche à son tour à partir de jeudi sur le projet de réforme des retraites du gouvernement, qui espère parvenir à un consensus avec la droite, majoritaire à la chambre haute du Parlement, après des débats extrêmement tendus ayant empêché un examen complet du texte à l’Assemblée nationale.
Cette nouvelle étape parlementaire s’engage alors que les syndicats se préparent de leur côté à relancer leur propre bataille dans la rue, les entreprises et les services publics une fois les vacances scolaires terminées.
Unie dans son rejet d’une réforme prévoyant de reporter de 62 à 64 ans l’âge légal de départ à la retraite, l’intersyndicale promet de « mettre la France à l’arrêt » mardi après déjà cinq journées de mobilisation nationale ayant à chaque fois rassemblé au minimum plusieurs centaines de milliers de personnes depuis mi-janvier à travers le pays.
Des appels à des grèves reconductibles ont déjà été lancés dans certains secteurs, comme les transports, l’énergie ou la collecte des déchets.
Malgré cette contestation, soutenue par une majorité de Français selon les sondages d’opinion, l’exécutif affiche sa détermination à mener à bien son projet, qui prévoit aussi une accélération de l’allongement à 43 ans de la durée de cotisation.
Il compte pour cela s’appuyer sur la droite sénatoriale, qu’il espère plus bienveillante que les députés Les Républicains (LR) dont les divisions se sont affichées au grand jour lors des débats à l’Assemblée nationale.
Le gouvernement et le président de la République se plaisent ainsi à rappeler que la majorité de droite au Sénat a régulièrement voté en faveur d’un relèvement de l’âge de départ à la retraite lors des examens annuels du budget de la Sécurité sociale.
BORNE A VU LE PATRON DES SÉNATEURS RÉPUBLICAINS
« Je souhaite que le Sénat puisse enrichir ce texte avec ce qui lui paraît utile », a ainsi déclaré samedi Emmanuel Macron lors de sa visite au Salon de l’agriculture, tout en rappelant que la chambre haute avait « plusieurs fois porté des réformes qui étaient assez proches de celle qui est aujourd’hui portée par le gouvernement ».
« J’ai vu qu’ils voulaient faire avancer les choses sur la politique familiale et les droits des femmes, donc je pense que le gouvernement abordera avec de l’ouverture et de la volonté d’engager pour bâtir une majorité derrière ce texte », a dit le président de la République.
La Première ministre, Elisabeth Borne, s’est entretenue mercredi, à la veille du début des débats en séance plénière au Sénat, avec le chef de file des sénateurs LR, Bruno Retailleau.
Tout en assurant que la droite sénatoriale ne serait « jamais (…) la béquille du macronisme », ce dernier a déclaré jeudi sur BFM TV-RMC que les sénateurs LR allaient « soutenir le texte mais (…) le modifier », en insistant notamment sur la suppression des régimes spéciaux en 2040 et le sort des « mères de famille ».
« C’est pas nous qui allons voter la réforme d’Emmanuel Macron, c’est la majorité d’Emmanuel Macron qui va voter la réforme que le Sénat depuis quatre ans vote à l’automne tous les ans », a dit l’élu vendéen.
Même en cas de vote favorable du Sénat, où l’examen du texte est prévu jusqu’au dimanche 12 mars, le gouvernement n’en aura toutefois pas fini avec les débats parlementaires.
Une commission mixte de députés et sénateurs devra ensuite se réunir pour tenter de dégager un texte de compromis susceptible d’être soumis aux deux chambres. Faute d’accord, l’Assemblée nationale aura le dernier mot avec le risque politique pour le gouvernement, qui ne dispose pas de majorité absolue, de devoir mettre en oeuvre sa réforme contestée par ordonnances en l’absence de validation par les députés.
« Les débats au Sénat s’annoncent beaucoup plus posés et beaucoup plus calmes », prédit un ministre ayant requis l’anonymat. « Ça permettra de contrecarrer un procès qui est fait et qui ne nous va pas, qui est l’antiparlementarisme. »
(Rédigé par Bertrand Boucey, avec Michel Rose, édité par Kate Entringer)
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