La France ne renoncera pas aux avantages du nucléaire, dit Le Maire
PARIS (Reuters) – La France ne renoncera pas aux avantages compétitifs liés à son parc nucléaire dans le cadre d’une réforme en cours du marché européen de l’électricité qu’elle souhaite voir aboutir d’ici la fin de l’année, a déclaré jeudi le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire.
Des tensions entre la France, l’Espagne et l’Allemagne au sujet du nucléaire ont compliqué ces derniers mois le projet de réforme, engagé sur fond de crise énergétique européenne liée à la guerre en Ukraine.
« Le nucléaire est une ligne rouge absolue pour la France. Et la France ne renoncera à aucun de ses avantages compétitifs liés à l’énergie nucléaire », a dit Bruno Le Maire lors d’un colloque de l’Union française de l’électricité (UFE).
« Tous ceux qui pensent qu’ils pourraient faire reculer la France sur l’énergie nucléaire par quelque moyen que ce soit se trompent lourdement, nous ne céderons jamais sur l’indépendance de la France », a-t-il ajouté.
« Chacun doit respecter les choix souverains de chaque nation en matière de mix énergétique. L’Allemagne a indiqué qu’elle respecterait les choix français en matière énergétique. C’est une bonne nouvelle. Nous avons toujours respecté les choix allemands. Et il ne me viendrait pas à l’idée (…) d’aller critiquer les choix énergétiques de telle ou telle nation. »
« Nos entreprises françaises sont en droit de payer le juste prix, c’est-à-dire un prix stable, un prix proche du coût de production électrique nationale et un prix qui garantisse une compétitivité de l’industrie nationale face à la concurrence européenne et face à la concurrence internationale », a également dit Bruno Le Maire.
Le ministre a précisé que le gouvernement souhaitait voir aboutir le projet européen avant la fin de l’année et que celui-ci devrait, selon la France, permettre aux consommateurs de payer des prix « proches des coûts de production des mix nationaux » et ne pas avantager ou désavantager tel ou tel moyen de production.
Il a cité la même échéance de fin 2023 pour présenter un nouveau cadre de régulation de l’électricité en France, qui devrait garantir « le prix le plus juste possible » pour permettre à la fois de « protéger les consommateurs », garantir à l’industrie « un avantage comparatif » et financer l’évolution du système électrique.
La réglementation en vigueur dite de l’Arenh (Accès réglementé à l’électricité nucléaire historique), qui permet aux concurrents d’EDF de lui acheter des volumes d’électricité nucléaire à un prix préférentiel et dont le groupe très endetté souligne qu’il plombe ses comptes, arrivera à échéance fin 2025.
Alors que les industriels commenceront début 2024 à couvrir leurs besoins en électricité deux ans en avance, la nécessité de leur fournir de la visibilité – ainsi qu’aux fournisseurs d’électricité – sur l’évolution des prix après la fin de l’Arenh devient cependant de plus en plus pressante.
(Reportage Benjamin Mallet, édité par Tangi Salaün)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


