La colère agricole s’avive, le Premier ministre à l’initiative
PARIS, 16 décembre (Reuters) – Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a pris la main mardi dans la crise qui secoue le monde agricole en exigeant une « accélération » de la campagne de vaccination contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) pour « coûte que coûte protéger » l’élevage français.
Le chef du gouvernement a convoqué mardi deux réunions de crise à Matignon au lendemain d’un déplacement de la ministre de l’Agriculture en Occitanie, qui n’a en rien apaisé la colère des éleveurs.
Annie Genevard, a annoncé mardi soir, à l’issue de la deuxième réunion, l’accélération de la vaccination généralisée des bovins dans le Sud-Ouest, qui concernera quelque 750.000 bovins en Occitanie.
L’Etat dispose actuellement d’un stock de 500.000 doses de vaccins et une commande pour obtenir des doses de vaccins supplémentaires a d’ores et déjà été passée, a-t-elle indiqué.
En outre, les contrôles seront renforcés pour lutter contre la propagation de la maladie et un plan de soutien de plus de 10 millions d’euros destiné aux petits élevages des zones touchées par la DNS sera mis en place.
ABATTAGE SYSTÉMATIQUE CONTRE VACCINATION GÉNÉRALISÉE
La ministre avait défendu lundi la stratégie gouvernementale d’abattage systématique des bovins dès la détection d’un cas de DNC dans un troupeau, suivi d’une vaccination des bêtes dans un rayon de 20 kilomètres autour de l’exploitation et l’interdiction de tout déplacement des bovidés.
Ce protocole est défendu par la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), premier syndicat agricole français, mais vivement dénoncé par la Coordination rurale, syndicat marqué à droite, et la Confédération paysanne, à l’autre extrémité du spectre politique. Les deux organisations demandent que seuls les bovins infectés soient abattus et que le reste du cheptel soit vacciné sur tout le territoire national.
Annie Genevard a dit avoir décidé de la mise en place d’une cellule de dialogue scientifique afin d’examiner le « protocole alternatif » présenté par les éleveurs pour montrer que le gouvernement était « attentif » à leurs propositions.
La ministre a souligné la nécessité pour la France de conserver sa crédibilité auprès de ses partenaires européens en démontrant qu’elle est capable de poursuivre ses exportations de bovins en provenance de zones indemnes de la maladie.
LECORNU NOMME UN PRÉFET COORDINATEUR
Le Premier ministre a nommé un préfet coordinateur, chargé de mettre en oeuvre le déploiement de la vaccination dans les départements concernés (Ariège, Aude, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Pyrénées-Orientales) et ceux du « cordon sanitaire » (Gers, Hérault, Landes, Pyrénées-Atlantiques, Tarn).
Annie Genevard et la ministre des Armées Catherine Vautrin ont déclaré que le gouvernement dans son ensemble était mobilisé pour lutter contre la maladie et parvenir à enrayer sa propagation. Le ministère des Armées doit notamment aider à l’acheminement des vaccins et déployer ses vétérinaires pour qu’ils participent à la campagne de vaccination.
La dermatose nodulaire contagieuse, une maladie virale qui n’est pas contagieuse pour l’homme et se transmet entre bovins ou par la piqûre d’une mouche ou d’un taon, a été détectée pour la première fois en France le 29 juin dernier, dans un élevage de Savoie où plus de 70 bovins ont été abattus.
Au 14 décembre, le ministère de l’Agriculture recensait 113 foyers de la maladie, pour laquelle aucun traitement n’existe. Quelque 3.000 bovins ont été abattus depuis juin.
Le Premier ministre avait demandé mardi « une clarification et une accélération de la stratégie vaccinale qui doit davantage tenir compte de la réalité de chaque département ».
« Il faut coûte que coûte protéger nos éleveurs et l’élevage français », avait-il dit, selon des propos rapportés par son entourage.
Les blocages se sont durcis dans plusieurs des départements concernés, notamment en Haute-Garonne où la circulation des trains a été interrompue mardi matin entre Toulouse et Narbonne par une manifestation, a confirmé SNCF-Réseau.
(Rédigé par Sophie Louet, avec Elizabeth Pineau et Camille Raynaud)
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