Impasse en Italie dans les discussions sur le nouveau président
par Gavin Jones
ROME (Reuters) – Les parlementaires italiens n’ont pas pu élire mardi un nouveau président de la République, les chefs de file des principaux partis politiques n’étant pas parvenus, pour une deuxième journée consécutive, à trouver un consensus sur l’identité du successeur de Sergio Mattarella à la tête de l’Etat.
Si l’actuel président du Conseil italien, Mario Draghi, apparaît toujours comme le candidat le plus probable, ses ambitions sont entravées par la crainte de voir son élection à la présidence aboutir à l’éclatement de sa vaste coalition gouvernementale, en place depuis près d’un an, et à la tenue d’élections législatives anticipées.
Il s’agit d’un choix crucial. Le mandat présidentiel, d’une durée de sept ans, confère des pouvoirs importants que les crises politiques à répétition ces dernières années ont mis en exergue. Le chef de l’Etat a le dernier mot sur la nomination du Premier ministre et sur la dissolution du Parlement.
Après des discussions menées en coulisses pendant plusieurs jours, les partis de centre-droit ont présenté trois candidats possibles, issus des rangs conservateurs: un ancien « speaker » du Sénat, un ancien maire de Milan et un magistrat à la retraite.
Mais le bloc de centre-gauche a très rapidement rejeté ces trois noms, demandant la tenue d’une nouvelle réunion mercredi pour tenter de sortir d’une impasse qui menace de déstabiliser davantage l’Italie, en difficulté face à la crise sanitaire du coronavirus et pour relancer une économie impactée par celle-ci.
Contrairement à la France par exemple, où l’élection présidentielle découle d’un vote populaire, l’élection du président de la République italienne s’effectue par un collège de 1.008 membres – les élus des deux chambres du Parlement et des délégués régionaux.
Le centre-droit compte davantage d’électeurs que le centre-gauche, mais aucun des deux blocs ne disposent de suffisamment de voix pour porter un candidat au pouvoir, rendant l’élection ouverte et des compromis nécessaires.
Une majorité de membres du collège électoral ont déposé mardi un bulletin blanc, comme ils l’avaient fait la veille, une manière de prolonger la période de négociations.
Pour être élu président, un ou une candidate doit réunir une majorité des deux tiers lors des trois premiers tours de scrutin, un seuil ramené à la majorité absolue dans les tours suivants. Le Parlement a prévu d’organiser un vote par jour.
Il est attendu que le vote de mercredi se termine de nouveau sur un échec, loin du « tapis rouge » vers la présidence promis jusqu’à récemment à Mario Draghi.
Certains politiciens souhaitent que Mario Draghi reste à la tête du Conseil pour éviter toute secousse supplémentaire dans la lutte contre la nouvelle vague de l’épidémie de coronavirus et pour s’assurer que l’Italie reçoive les milliards d’euros d’aide de l’Union européenne.
L’ancien président de la Banque centrale (BCE) a toutefois prévenu que la coalition gouvernementale pourrait éclater malgré son maintien en poste si aucun consensus n’est trouvé entre les partenaires politiques sur l’identité du nouveau président.
Parmi les autres noms évoqués pour briguer la présidence figurent ceux de la présidente du Sénat, Elisabetta Casellati, de l’ancien président de la Chambre des députés Pier Ferdinando Casini et de l’ancien président du Conseil Giuliano Amato.
Certains responsables préfèreraient que Sergio Mattarella accepte finalement de se présenter pour un second mandat de sept ans, une hypothèse que le chef de l’Etat, âgé de 80 ans, a jusqu’à présent exclue.
(Reportage Angelo Amante, Gavin Jones et Crispain Balmer; version française Jean-Stéphane Brosse et Jean Terzian)
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