JO 2026: Loubineaud, le patineur de vitesse qui peut mettre la France sur la carte
par Pearl Josephine Nazare
14 janvier (Reuters) – Le patineur de vitesse Timothy Loubineaud a changé de dimension il y a deux mois en pulvérisant le record du monde du 5.000 mètres mais ne se met aucune pression de médaille pour ses premiers Jeux olympiques, le mois prochain, à Milan-Cortina.
Le Français de 29 ans a surpris tout le monde en novembre lors de la manche de Coupe du monde de Salt Lake City, franchissant la ligne d’arrivée en 6 minutes et 0,23 seconde pour battre le record du Suédois Nils van der Poel, établi en 2021 avec 6’01 »56.
Si ce record a propulsé Timothy Loubineaud sous les feux de la rampe, ce sont ses performances régulières lors des courses de qualification olympique qui l’ont placé comme potentiel médaillable à Milan-Cortina dans les disciplines du 5.000 m, du 10.000 m et de la mass start.
« Je n’étais pas le patineur le plus confiant car le week-end précédant cette course (à Salt Lake City), j’ai vu de très bons temps dans les courses plus délicates des Américains », a déclaré le Tricolore à Reuters.
« Mais je n’ai jamais essayé de me concentrer sur les autres, je me suis juste concentré sur moi-même et j’ai fait tout ce que j’ai pu, du mieux que j’ai pu. »
« Le premier pas que j’ai fait sur la glace à Salt Lake, la première chose que j’ai pensé, c’est : ‘Oh, aujourd’hui, ça va être super rapide' », se souvient-il.
« Ce record a été un pur moment de joie, car j’ai travaillé très dur pendant l’été pour devenir un meilleur patineur. C’est cool que ça ait fini par payer. »
« UN RÔLE ÉNORME »
Au-delà du record, le natif d’Arcachon (Gironde) joue de plus en plus souvent les premiers rôles en Coupe du monde. Il a notamment remporté les mass starts de Nagano et de Calgary lors de la saison 2024-2025 puis signé deux autres podiums le mois dernier sur 5.000 m (2e à Hamar, en Norvège) et 10.000 m (3e à Heerenveen, aux Pays-Bas).
Peu après son record du monde, l’un des premiers à le féliciter n’est autre que son idole et ami, le double champion olympique Nils van der Poel.
« Il a joué un rôle énorme dans ma carrière », estime Timothy Loubineaud. « Il m’a appris tant de petits détails dont lui seul est capable. Je suis fier qu’ensemble nous ayons fait de moi le patineur que je suis aujourd’hui. »
Le Français vient d’une famille de patineurs, sa mère était patineuse artistique et son père jouait au rink hockey.
Il a commencé le roller à cinq ans puis s’est mis au patinage de vitesse en 2017 après avoir déménagé à Heerenveen, aux Pays-Bas.
« J’ai toujours voulu être sur la glace », dit-il, rappelant que la diffusion des Jeux olympiques d’hiver l’avait inspiré.
« J’ai dit à mes parents : ‘C’est ce que je veux faire dans la vie.’ Mais en France, nous n’avions pas d’endroit où nous entraîner, alors c’était vraiment difficile. »
POLICIER RÉSERVISTE
Il s’est installé en Bavière en 2019 pour s’entraîner sur des pistes aux normes olympiques à Inzell.
Alexis Contin, son compatriote triple médaillé aux championnats du monde, a également eu une énorme influence sur Timothy Loubineaud, qu’il a entraîné à Berlin.
« Il a été plus qu’un simple entraîneur. Il est devenu un grand ami. J’ai toujours voulu être un patineur comme lui », explique ce dernier.
Celui qui est également policier réserviste pourrait entrer dans l’histoire à Milan-Cortina puisque la France n’a jamais remporté de médaille olympique en patinage de vitesse.
« On peut être au sommet pendant un certain temps, mais on peut être au plus bas tout aussi rapidement », relativise-t-il.
« Je suis un très mauvais perdant, mais ce qui est vraiment important, c’est d’être la meilleure version de moi-même chaque jour. Je veux être meilleur qu’hier, c’est mon seul objectif. »
« Il n’y a pas de magie dans ce sport, nous travaillons dur, nous nous entraînons dur, et je n’aurai pas honte de dire que je veux être le plus fort possible. S’il y a une médaille, c’est bien. Sinon, cela ne changera pas ma vie. »
(Rédigé par Pearl Josephine Nazare à Bangalore, version française Vincent Daheron, édité par Kate Entringer)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
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