Elisabeth Borne annonce des réquisitions dans les dépôts Esso
PARIS (Reuters) – La Première ministre Elisabeth Borne a annoncé mardi la réquisition d’employés pour débloquer des dépôts de carburant gérés en France par Esso, filiale du géant américain ExxonMobil , où un accord salarial conclu lundi soir avec des syndicats représentant une majorité du personnel n’a pas suffi à mettre fin à plus de trois semaines de grève.
Alors que le gouvernement avait appelé mardi matin à une levée « sans délai » des blocages qui privent de carburant de nombreuses stations-service, sous peine de prendre les mesures nécessaires pour le faire lui-même, Elisabeth Borne a mis cette menace à exécution et évoqué la possibilité de faire de même avec les sites de TotalEnergies si la CGT refuse les discussions.
Dans un communiqué, la confédération syndicale a dénoncé une « attaque inadmissible » contre le droit de grève et décidé de suspendre « sa participation à toutes les réunions avec le gouvernement et le patronat dans la période ».
« La CGT appelle toutes ses organisations à soutenir massivement les salariés des raffineries, en se rendant sur les piquets de grève ou en manifestant devant les préfectures et sous-préfectures », a ajouté le syndicat.
La CGT a également appelé, avec Force Ouvrière, à la grève à partir de mercredi à la raffinerie TotalEnergies de Donges (Loire-Atlantique), jusqu’ici épargnée par le mouvement social.
La grève entamée fin septembre par les salariés de plusieurs raffineries et dépôts de carburant de TotalEnergies, Exxon Mobil et Esso pour réclamer des augmentations salariales a entraîné la fermeture de stations-service ou des pénuries de certains types de carburant à travers le pays.
Selon les derniers chiffres du ministère de la Transition énergétique, 31,3% des stations-service avaient mardi des difficultés d’approvisionnement contre 29,4% la veille.
LE GOUVERNEMENT DOIT « TAPER DU POING SUR LA TABLE »
TotalEnergies a annoncé mardi soir que le groupe réunira mercredi après-midi les syndicats représentatifs qui ne participent pas à la grève et invite la CGT à y participer si les blocages sont levés.
« Si la CGT lève tous les blocages de sites avant demain midi, elle sera bienvenue à cette réunion de dialogue », fait savoir dans un communiqué TotalEnergies.
Face à la situation de pénurie dans des stations-service, Elisabeth Borne a annoncé, lors de la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, avoir « demandé aux préfets d’engager (…) la procédure de réquisition des personnels indispensables au fonctionnement des dépôts » d’Esso.
Dans un communiqué envoyé lundi soir, la direction d’Esso a annoncé avoir conclu un accord avec deux syndicats, la CFDT et CFE/CGC, qui représentent « la majorité » du personnel des dépôts concernés par la grève.
Cet accord prévoit une revalorisation salariale de 6,5% en 2023 accompagnée d’une prime de partage de la valeur de 3.000 euros et d’une aide ponctuelle à la mobilité et aux transports en 2023, a indiqué Esso.
Mais alors que le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, avait jugé mardi matin qu’il n’y avait « plus aucune raison qu’il y ait le moindre blocage » chez Esso, la CGT a annoncé qu’elle poursuivait la grève, pour le 22e jour consécutif.
Interrogé par Le Parisien, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a affirmé qu' »Esso-ExxonMobil comme TotalEnergies refusent de parler augmentation générale de salaires ».
« Ce que je propose, je le répète, c’est une négociation de salaires au niveau de la branche pétro-chimie car il y a un problème de grille. Mais le patronat refuse », a ajouté Philippe Martinez, demandant au gouvernement de « taper du poing sur la table contre » les deux groupes pétroliers,
TotalEnergies s’est dit prêt à accepter les demandes salariales formulées par la CFDT, mais à condition que le blocage des dépôts de carburant imposé par la CGT soit au préalable levé.
(Rédigé par Myriam Rivet, Tangi Salaün et Matthieu Protard, édité par Kate Entringer, Nicolas Delame et Jean-Stéphane Brosse)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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