Wall Street attendue en hausse avant de nouveaux indicateurs
par Laetitia Volga
PARIS (Reuters) – Wall Street est attendue en hausse modérée et les Bourses européennes sont dans le vert à mi-séance jeudi après que de nouvelles études ont suggéré qu’Omicron serait moins dangereux que de précédents variants du coronavirus, ce qui allège les inquiétudes des investisseurs sur les perspectives économiques.
Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture en hausse de 0,35% pour le Dow Jones et pour le Standard & Poor’s-500 et de 0,25% pour le Nasdaq.
La tendance pourrait évoluer après la publication d’une série d’indicateurs dont les chiffres mensuels des dépenses de ménages aux Etats-Unis et une mesure clé de l’inflation, à 13h30 GMT. Les économistes interrogés par Reuters prévoient que l’indice des prix à la consommation PCE hors énergie et alimentation a augmenté de 4,5% en rythme annuel en novembre.
À Paris, le CAC 40 gagne 0,45% à 7.083,52 à 12h13 GMT. À Francfort, le Dax prend 0,67% et à Londres, le FTSE avance de 0,23%.
L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 monte de 0,59%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,77% et le Stoxx 600, qui évolue au plus haut de deux semaines, de 0,63%.
Des études menées en Afrique du Sud et au Royaume-Uni ont indiqué mercredi que les risques d’hospitalisation étaient moindres après une contamination par le variant Omicron qu’avec le variant Delta.
Le laboratoire AstraZeneca a renforcé la dynamique haussière du marché en annonçant qu’une étude sur son vaccin contre le COVID-19 montrait qu’un schéma vaccinal à trois doses était efficace contre Omicron, des conclusions qui rejoignent celles de ses concurrents Pfizer-BioNTech et Moderna sur leur propre produit.
« La vague Omicron ne fera pas dérailler la reprise économique bien engagée, elle pourrait la retarder, mais 2022 bénéficiera d’un environnement économique attractif et sain », a déclaré Philip Petursson, responsable de la stratégie des investissements chez IG Wealth Management.
« Cette année, les économies ont redémarré après les confinements de 2020 et ont bénéficié de toutes les mesures de relance budgétaire. 2022 sera l’année vers la normalisation des rendements des actions, des taux d’intérêt et de la croissance économique », a-t-il ajouté.
VALEURS EN EUROPE
Une large majorité de secteurs européens évolue en hausse, celui des transports et loisirs affichant les plus forts gains, à 2,55%.
Aux valeurs, Carmat gagne 3,24% après avoir annoncé la fin de son enquête sur les problèmes de qualité de certaines de ses prothèses de coeur artificiel qui a permis d’identifier les changements nécessaires.
Continental avance de 2,87%, parmi les plus fortes hausses du Stoxx 600, le président du directoire ayant indiqué que l’équipementier automobile pourrait atteindre le haut de la fourchette de ses prévisions de marge annuelle.
A Amsterdam, le groupe des technologies de la santé Philips s’octroie 3,67% après avoir annoncé de premiers résultats positifs sur une grande partie des ventilateurs rappelés cette année pour un risque de dégradation et de toxicité d’un composant en mousse.
Dans l’actualité des fusions et acquisitions, le spécialiste britannique des paris Flutter, propriétaire de Betfair et Poker Stars, gagne 2,83% après avoir annoncé le rachat de l’opérateur de jeux italien Sisal pour 1,62 milliard de livres (1,9 milliard d’euros).
TAUX/CHANGES
Face au rebond des actions, les rendements obligataires remontent, à 1,4737% pour les Treasuries à dix ans et à -0,259% pour Bund allemand de même échéance, qui évolue au plus haut en un mois.
Sur le marché des devises, l’indice dollar, qui mesure les variations du billet vert contre d’autres devises de référence, est stable et l’euro est inchangé autour de 1,132 dollar.
PÉTROLE
Les cours sur le marché du pétrole sont peu changés, tiraillés entre les restrictions imposées pour lutter contre la flambée des cas de COVID-19 et des annonces positives sur le variant Omicron.
Le baril de Brent perd 0,32% à 75,53 dollars et celui de brut léger américain 0,26 à 72,95dollars.
(Laetitia Volga, édité par Blandine Hénault)
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