UniCredit boucle un 2e plan de rachat d’actions d’un milliard d’euros
par Valentina Za
MILAN (Reuters) – UniCredit, deuxième banque d’Italie, a annoncé jeudi avoir bouclé son plan de rachat d’actions d’un milliard d’euros conformément aux objectifs fixés pour cette année.
La banque italienne avait annoncé fin août avoir obtenu le feu vert de la Banque centrale européenne (BCE) pour cette seconde tranche de rachat de ses propres actions, l’institut de Francfort ayant jugé alors ses fonds propres suffisamment solides.
Les perspectives économiques en zone euro se sont cependant assombries depuis cette autorisation et la BCE a renforcé son contrôle sur les différents plans de rémunération des actionnaires pour s’assurer que les risques d’une récession sont correctement évalués.
Le dernier plan de rachat d’actions d’UniCredit, qui représente 4,3% de son capital, doit en principe permettre de réduire le nombre de titres en circulation et de doper le cours de Bourse. En début d’année, la banque avait déjà procédé ainsi en rachetant des actions représentant 7,4% de son capital.
L’administrateur délégué d’UniCredit, Andrea Orcel, qui a renoncé à l’acquisition de Monte dei Paschi di Siena, ce qui aurait permis à la banque d’accroître sa part de marché dans la péninsule, mise sur la rémunération des actionnaires pour soutenir le cours de Bourse du groupe.
Il s’est engagé, il y a un an, à restituer plus de 16 milliards d’euros aux investisseurs sous forme de dividendes et de rachats d’actions d’ici 2024, dont 3,75 milliards d’euros liés aux résultats de 2021.
Lors de la présentation des résultats du troisième trimestre, Andrea Orcel a déclaré que les conditions étaient réunies pour « créer une base solide en vue de la distribution au minimum d’un même montant que celui de 2021 » cette année, « dans l’attente la dynamique du quatrième trimestre, de l’autorisation des superviseurs et des actionnaires ».
Il a ajouté être confiant dans l’atteinte de l’objectif de distribution de 16 milliards d’euros même en cas de « grave récession » économique.
(Reportage Valentina Za; version française Claude Chendjou, édité par Kate Entringer)
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