Stellantis s’allie au belge Galloo dans le recyclage des voitures
PARIS (Reuters) – Stellantis a annoncé lundi un accord pour créer avec le spécialiste belge du démantèlement de véhicules et de navires Galloo une co-entreprise dans la gestion de la fin de vie de ses véhicules, désormais un élément important de la stratégie de décarbonation des constructeurs automobiles.
Le groupe né de la fusion entre PSA et FCA a conclu un protocole d’accord pour engager des négociations exclusives avec Galloo, déjà partenaire de longue date des marques Peugeot et Citroën, pour améliorer la collecte et la récupération de composants pouvant être recyclés ou réutilisés.
« Nous voulons être dans cette chaîne de valeur, notamment au cas où les matériaux se raréfient », a dit Alison Jones, vice-présidente senior en charge de l’Economie ciculaire globale de Stellantis, au cours d’une téléconférence de presse.
Le constructeur s’est fixé pour objectif de multiplier par dix le chiffre d’affaires 2021 de son activité de recyclage pour le porter à plus de deux milliards d’euros d’ici 2030.
Le groupe, qui vise également la neutralité carbone pour 2038, entend aussi quadrupler les revenus liés à une durée de vie prolongée des pièces et des services et porter à 40% le taux de matériaux verts dans ses véhicules neufs à la fin de la décennie.
A compter de la fin 2023, une fois reçues toutes les autorisations réglementaires, la nouvelle co-entreprise proposera ses services aux propriétaires désireux de revendre leurs véhicules bons pour la casse, d’abord en France, en Belgique et au Luxembourg, puis dans le reste de l’Europe ainsi qu’à d’autres constructeurs.
Les termes financiers du partenariat n’ont pas été rendus publics.
En septembre dernier, Stellantis a annoncé l’ouverture en 2023 de son principal hub d’économie circulaire au sein du complexe de Mirafiori en Italie. Celui-ci vient compléter le dispositif mis en place avec l’acquisition en 2016 d’Aramis, leader européen de l’achat et de la vente en ligne de voitures d’occasion, qui dispose de sept centres de reconditionnement internes en Europe.
(Reportage Gilles Guillaume et Giulio Piovaccari, édité par Blandine Hénault)
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