SocGen dépasse les prévisions au T2 malgré les difficultés de la banque de détail
PARIS (Reuters) – Société Générale a publié jeudi des résultats supérieurs aux attentes au deuxième trimestre, portés par la maîtrise des coûts et des provisions, mais la forte baisse de ses activités de banque de détail accentue la pression sur son nouveau directeur général, Slawomir Krupa, à l’approche de l’annonce d’un plan stratégique.
La journée investisseurs prévue le 18 septembre s’annonce comme un test important pour Slawomir Krupa, chargé de relancer la banque rouge et noire après des années de performances médiocres et une sortie coûteuse des activités en Russie.
Lors de ses premiers commentaires aux analystes dans le cadre de ses nouvelles fonctions, Slawomir Krupa a déclaré que l’équipe de direction avait pour responsabilité de mener une gestion « serrée » en matière de portefeuille d’activités et se concentrerait sur la création de valeur à long terme.La troisième banque française par la capitalisation boursière affiche un résultat net part du groupe de 900 millions d’euros sur la période avril-juin, là où les analystes attendaient en moyenne 670 millions d’euros selon un consensus compilé par le groupe. Ce résultat a également été soutenu par un coût du risque moins élevé que prévu, à 166 millions d’euros, alors que le marché attendait un montant plus de deux fois supérieur.
« Nous estimons que les résultats du deuxième trimestre de SocGen sont suffisamment bons avant la journée investisseurs prévue le 18 septembre (…) avec des bénéfices dépassant largement le consensus », ont déclaré les analystes de Jefferies dans une note aux clients.
Ceux de Royal Bank of Canada ont néanmoins souligné que le bon contrôle des coûts était également le « reflet de revenus plus faibles ».
A la Bourse de Paris, le titre Société générale progressait de 2,3% à 09h24 GMT, après avoir gagné jusqu’à plus de 3% dans les premiers échanges.
La banque, qui a confirmé ses objectifs pour l’ensemble de l’année, n’a pas donné de perspectives à plus long terme dans l’attente de la présentation de son plan stratégique le mois prochain.
L’exercice en cours est notamment marqué par un fort ralentissement des activités de banque de détail françaises de SocGen, qui vient de fusionner ses deux réseaux locaux.
La banque affiche une baisse de 14% de ses revenus au deuxième trimestre pour ce segment, contribuant à un chiffre d’affaires moins bon que prévu, à 6,29 milliards d’euros, soit en baisse de 8,9% sur un an.
Les règles strictes en France en matière de prêts immobiliers, avec des plafonds sur les taux d’emprunt, pèsent sur les marges des banques françaises, de même que la suppression progressive des opérations de refinancement ciblées à plus long terme (TLTRO) menées par la Banque centrale européenne (BCE).
Le bénéfice net part du groupe de la banque de détail en France a presque été divisé par deux au deuxième trimestre par rapport à l’année précédente.
Le revenu net d’intérêts du groupe – soit la différence entre ce que la banque gagne sur les prêts et ce qu’elle paie pour les dépôts – rebondira mécaniquement en 2024, a déclaré le directeur général délégué Pierre Palmieri, citant la stabilisation du taux du Livret A et l’adaptation progressive des taux d’intérêt des prêts immobiliers en France.
RECUL DE LA VOLATILITÉ
Les résultats de l’activité de banque de détail de SocGen contrastent avec ceux du secteur bancaire italien, Intesa Sanpaolo et UniCredit ayant affiché des bénéfices bien supérieurs aux prévisions, portés par la hausse des taux d’intérêt.
Les difficultés de la division s’ajoutent à celles de la banque d’investissement, dont les performances ont souffert du recul de la volatilité sur les marchés financiers.
Les revenus des activités « taux, crédit et change » ont chuté de 18,4% au deuxième trimestre, tandis que ceux des activités « actions » ont reculé de 5,8%.
« La principale raison de cette baisse, c’est bien l’affaissement important de la volatilité dans tous les segments de marché », a déclaré Slawomir Krupa lors d’un appel téléphonique avec des journalistes.
« On parle de normalisation, la réalité est que nous sommes toujours dans un marché qui cherche un nouvel équilibre », a-t-il ajouté, évoquant l’environnement inflationniste et la réponse des banques centrales.
Le deuxième trimestre a également été affecté par des éléments exceptionnels négatifs de 240 millions d’euros qui, selon les analystes de Credit Suisse, sont liés à des « litiges juridiques hérités ».
Dans son rapport financier publié jeudi, SocGen indique avoir signé un accord avec le gendarme boursier américain dans le cadre d’un litige portant sur l’utilisation par ses employés de plateformes de messagerie non approuvées.
La banque de détail hors France s’en est mieux sortie, de même que la filiale de location automobile ALD, les ventes de cette dernière ayant bondi de plus de 17% à la suite de l’acquisition de LeasePlan.
SocGen a par ailleurs annoncé jeudi avoir lancé son programme de rachat d’actions de 440 millions d’euros annoncé au début de l’année.
(Reportage Mathieu Rosemain, avec la contribution de Augustin Turpin, édité par Jean Terzian et Blandine Hénault)
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