Orpea: Perte nette au S1 après une dépréciations des actifs
(Reuters) – Le groupe de maisons de retraite Orpea a annoncé mercredi une perte nette pour les six premiers mois de l’année, qu’il explique par une baisse de la valeur de ses actifs.
Orpea, qui est au coeur d’enquêtes sur des accusations de maltraitance de résidents, a affiché une perte nette de 269 millions d’euros au premier semestre 2022, contre un bénéfice de 102 millions d’euros à la même période l’an dernier.
« L’entreprise a été durement affectée à la fois par les manquements et comportements non éthiques de ses anciens dirigeants, par un développement à l’international et immobilier trop rapides, lesquels ont fragilisé la situation financière d’Orpea », a déclaré le directeur général Laurent Guillot dans un communiqué.
Orpea a annoncé en juin qu’un audit indépendant avait confirmé des dysfonctionnements et des comportements fautifs dans certains de ses établissements, tout en indiquant que certaines allégations portées contre le groupe – dont celles de détournement de fonds, de fraude fiscale et de mauvais traitement des patients – n’étaient pas avérées.
Au moins deux tiers des maisons de retraite Orpea en France ont été inspectées au cours des six premiers mois de l’année, a déclaré Laurent Guillot lors d’un conférence de presse téléphonique. Le gouvernement français avait annoncé en mars que l’ensemble des 7.500 Ehpad de France seraient audités au cours des deux prochaines années, dans le cadre d’un plan visant à mieux superviser leurs activités.
Le groupe, qui opère dans 22 pays et est l’un des plus grands gestionnaires de maisons de soins en Europe, a déclaré que les dotations aux amortissements et provisions s’élevaient à 333,2 millions d’euros au premier semestre de l’année, contre 268,7 pour la même période en 2021.
Orpea a aussi confirmé que le taux de marge d’Ebitdar au second semestre pourrait être inférieure à celle du premier semestre en raison de la volatilité des prix de l’énergie, ce qui obligerait Orpea à se rapprocher des créanciers concernés pour renégocier les covenants financiers impactés.
(Reportage Diana Mandiá, version française Augustin Turpin, édité par Jean-Stéphane Brosse et Matthieu Protard)
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