Nouvelle baisse des actions, les banques plombées par Credit Suisse
PARIS (Reuters) – Les principales Bourses européennes baissent lundi, le sauvetage en urgence de la banque Credit Suisse par UBS plongeant les marchés en pleine incertitude.
À Paris, le CAC 40 perd 0,2% à 6.911,53 points vers 09h10 GMT. À Londres, le FTSE 100 cède 0,9% et à Francfort, le Dax recule de 0,32%.
L’indice EuroStoxx 50 est en baisse de 0,18%, le FTSEurofirst 300 de 0,63% et le Stoxx 600 de 0,44%.
La crise traversée par le secteur bancaire s’accentue malgré l’accord d’achat de Credit Suisse par UBS pour trois milliards de francs suisses, dans le cadre d’un accord supervisé par les régulateurs helvétiques et suivi de près par les grands argentiers du monde.
Mais l’aversion au risque règne en Europe et auparavant en Asie alors que l’attention s’est portée sur ce que subiraient certains détenteurs d’obligations Credit Suisse dans le cadre de l’opération.
Les autorités suisses de régulation ont effet décidé que la valeur des titres « Additional Tier 1 » (AT1) de Credit Suisse passerait de 17 milliards de dollars à zéro pour renforcer le capital du groupe, ce qui suscite des inquiétudes sur l’exposition des autres établissements financiers à ce type de dette.
En Bourse, la sanction est très lourde pour Credit Suisse qui dévisse de 59,68% à 0,75 francs suisses. UBS cède quant à lui 10,61%.
« Le Credit Suisse est notre Lehman en Europe, mais nous en sommes conscients et nous ne ferons pas la même erreur », a déclaré Robert Alster, directeur des investissements de Close Brothers Asset Management.
L’indice Stoxx des banques perd 2,15%.
A Paris, Credit agricole (-1,59%) Société générale (-3,89%) et BNP Paribas (-2,50%) reculent, de même que HSBC (-2,66%) à Londres ou encore Deutsche Bank (-4,48%).
Le regain d’aversion profite à l’or, en hausse de 0,37% et aux emprunts d’Etat. Le rendement des Treasuries à dix ans est en recul de six points de base à 3,3356% et son équivalent allemand 13 points de base, à 1,99%.
(Laetitia Volga, édité par Kate Entringer)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.



