Les actions restent proches des records, au mépris d’Omicron
par Marc Angrand
PARIS (Reuters) – Wall Street est attendue en légère hausse tandis que les Bourses européennes évoluent en ordre dispersé mais à proximité de leurs récents plus hauts à mi-séance mercredi, la faiblesse des volumes en cette période de fêtes de fin d’année laissant la voie libre aux acheteurs malgré les préoccupations liées au coronavirus.
Les contrats à terme sur les principaux indices new-yorkais signalent une ouverture en progression de 0,04% pour le Dow Jones, de 0,08% pour le Standard & Poor’s 500 et de 0,19% pour le Nasdaq.
À Paris, le CAC 40 est quasi stable à 7.178,93 points vers 11h45 GMT après avoir inscrit en début de séance un record à 7.201,65. À Londres, où les marchés étaient restés fermés lundi et mardi, le FTSE 100 s’adjuge 0,9% alors qu’à Francfort, le Dax recule de 0,35%.
L’indice EuroStoxx 50 et le FTSEurofirst 300 sont pratiquement inchangés, tout comme le Stoxx 600, qui évolue à moins de 0,4% de son plus haut historique du 17 novembre.
Les volumes sur le Stoxx 600 comme sur le CAC 40 représentent toutefois à peine plus de 20% de leur moyenne quotidienne du mois écoulé.
Les investisseurs semblent continuer de privilégier le scénario de la poursuite de la reprise économique malgré la déferlante du variant Omicron du coronavirus, qui se traduit par des chiffres records de nouveaux cas d’infection dans plusieurs pays, dont les Etats-Unis et la France.
Les informations disponibles suggérant que ce variant n’est pas plus dangereux que les précédents et que le rappel de vaccination est efficace contribuent à rassurer les marchés.
« L’optimisme s’appuie sur l’hypothèse selon laquelle les restrictions ne se prolongeront pas », résume Naeem Aslam, analyste d’AvaTrade.
VALEURS EN EUROPE
La plus forte hausse sectorielle en Europe est pour le compartiment de la distribution, dont l’indice Stoxx progresse de 1,01%, porté par les enseignes britanniques comme Kingfisher (+2,39%) ou Marks & Spencer (+2,56%).
La plus forte baisse est pour le secteur de l’automobile, qui cède 0,81%.
À Paris, Teleperformance prend 2,06% en tête du CAC 40 après avoir annoncé le rachat du groupe américain Senture sur la base d’une valeur d’entreprise de 400 millions de dollars (353,4 millions d’euros).
Dans le secteur bancaire, Deutsche Bank cède 0,99% après s’être vu infliger par la BaFin, l’autorité des marchés financiers en Allemagne, une amende de 8,66 millions d’euros pour des défauts de contrôle liés au taux interbancaire Euribor.
TAUX
L’évolution des rendements obligataires reflète elle aussi la tendance générale favorable aux actifs risqués, qui détourne les investisseurs des emprunts d’Etat: celui des bons du Trésor américain à dix ans est en hausse de plus d’un point à 1,4945% et son équivalent allemand de plus de deux points à -0,218%, au plus haut depuis le 24 novembre.
CHANGES
Sur le marché des devises, où les volumes sont également très faibles, le dollar s’apprécie face aux autres grandes devises, dont l’euro, qui cède 0,07% à 1,1301, et le yen, qui a touché un plus bas d’un mois.
Les devises sensibles à l’appétit pour le risque comme le dollar australien sont elles aussi bien orientées.
Côté émergents, la livre turque perd 4,92% face au dollar, continuant de reculer après le rebond de plus de 15% enregistré la semaine dernière.
PÉTROLE
Le marché pétrolier est reparti à la baisse après un début de journée bien orienté en réaction aux chiffres hebdomadaires de l’American Petroleum Institute (API) qui montrent, selon plusieurs professionnels, une baisse de 3,1 millions de barils des stocks de brut aux Etats-Unis.
Le Brent abandonne 0,27% à 78,73 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 0,46% à 75,63 dollars.
AUCUN INDICATEUR ÉCONOMIQUE AMÉRICAIN MAJEUR À L’AGENDA DU JOUR
(Rédigé par Marc Angrand)
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